LOGO TAFS

« Quand j'aurai cessé de m'indigner, j'aurai commencé ma vieillesse.»
[André GIDE]

O

"Ne faites pas aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fissent. Il se peut que leurs goûts ne soient pas les mêmes."
(George Bernard Shaw / 1856-1950 / Maximes pour révolutionnaires)



02 février 2012

Évolution de l'inégalité des salaires en France

Source :.LETTRE du RAPSE N° 99.PDF


Une étude sur les salaires en France de l’observatoire des inégalités datant du  7 juillet 2009, bien qu’antérieure aux crises de 2008/2009 et 2011… s’avère intéressante pour démontrer  à quel point les inégalités progressent dans notre pays.

Cette étude porte sur les salariés et ne tient donc pas compte des plus hauts revenus, ceux des PDG et des spéculateurs.
 
Que constate cette étude?
« Entre 1996 et 2006, les 10 % des salariés les moins bien rémunérés ont gagné 131 euros de plus, les 0,1 % les mieux rémunérés, 5 426 euros. »
 
Le  rapport  du  directeur  général  de  l’Insee  Jean-Philippe Cotis  sur  le  partage  de  la  valeur  ajoutée  (lire  en  ligne) confirme pour la première fois officiellement ce que les travaux du chercheur Camille Landais avaient montré : l’élévation  des  plus  hauts  revenus.  Au  cours  des  dix  dernières années, les 0,1 % les mieux rémunérés (environ 13 000 salariés) ont vu leur salaire mensuel brut progresser (inflation déduite) de 19 374 à 24 000 euros, un gain de 28 % soit 5 426 euros.

Pour la plupart des 60 % des salariés les moins bien payés, le gain n’a pas dépassé les 130 euros.


evolutionsalaires
 
 


Posté par bartok79 à 10:20 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


25 janvier 2012

Le don de RTT

Source :La Marseillaise

« Le problème est réel mais ils se dédouanent »

Que ce soit du point de vue des familles, du droit du travail, du syndicalisme ou du politique : nul ne voit la pertinence de « don de RTT ». Avec en commentaire commun : ce sont toujours les salariés qui doivent payer.

 « Que les parents qui travaillent et doivent rester au chevet de leur enfant malade soient confrontés à de grandes difficultés est une évidence. Il y a plusieurs solutions, différentes selon les entreprises, mais souvent cela doit se traduire par un arrêt, un congé sans solde qui peut les mettre en grandes difficultés financières. Notamment quand il s’agit de familles monoparentales avec des mères qui, souvent, étaient déjà dans la précarité. Ceci dit, la question se pose pour les enfants mais aussi pour toute personne hospitalisée : un mari, une mère… » Magali Maugery travaille à la Ligue contre le cancer. « Dans la majorité des services hospitaliers dédiés aux enfants, ces derniers passent la journée seuls. Ce n’est que le soir puis la nuit que les parents se relaient pour assurer soutien et présence tout en continuant de travailler le jour. »
 Si le manque d’indemnisation en cas de maladie et la chute des revenus qui en découle lui paraissent être une réalité, la jeune femme attire aussi l’attention sur tous les problèmes connexes, sur lesquels la Ligue a, nationalement, déjà tiré la sonnette d’alarme. « Est-il normal que les parents venant assister leurs enfants soient obligés de payer leur repas ? De payer leur lit pour rester auprès de leur petit ? Sans oublier le parking dont les tarifs sont prohibitifs : nous voyons ainsi arriver des familles avec des factures de parking astronomiques. Mais de tout cela, on ne parle pas alors qu’il serait pourtant simple d’agir pour faciliter la vie des parents. »


     Si cette question de « revenus » a aussi été portée au niveau national par la Ligue, Magali Maugery tient à rappeler les nombreux autres dossiers mis en exergue qui, tous, ont aussi des incidences sur le portefeuille des familles touchées par la maladie. « Nous nous battons contre les augmentations du forfait hospitalier, contre la suppression de médicaments considérés comme de confort alors qu’ils sont fondamentaux pour certains malades ou encore pour l’accessibilité au prêt suite à une maladie, décline-t-elle avant de préciser : On nous écoute, oui. Mais la situation avance on ne peut plus lentement ». Une réponse, ce projet de loi dont elle n’avait d’ailleurs « jamais entendu parlé » ? « Le problème est réel, des solutions doivent être trouvées mais là, ils se dédouanent, renvoyant la balle sur les salariés qui sont toujours et beaucoup trop sollicités. Surtout en ces temps de crise. »

LIRE la suite...

Article connexe sur ce blog

Posté par bartok79 à 11:54 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2012

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE DU 19 JANVIER 2012

Source : FO

Face à l’augmentation importante du chômage, la Commission exécutive confédérale prend acte de certaines décisions gouvernementales le 18 janvier qui, tout en étant insuffisantes et entraînant un redéploiement de moyens, répondent (parfois partiellement) à certaines demandes de Force Ouvrière (chômage partiel, banque nationale pour l’industrie, directive détachement, crédits supplémentaires pour l’insertion des demandeurs d’emploi, prolongation de la R2F).

Ces éléments d’urgence ne sont, toutefois, pas de nature à retourner la situation économique et sociale, la crise du système capitaliste perdurant au niveau international, européen et national. D’autres décisions sont condamnables comme l’exonération de cotisations patronales. Les 1.000 postes à Pôle Emploi sont, par ailleurs, insuffisants en nombre et sont des emplois précaires.

D’autres revendications demeurent entières (augmentation des salaires, AER, arrêt de la RGPP, notamment).

Par ailleurs, la Commission exécutive confédérale confirme que la volonté de réduire le coût du travail est une erreur économique et sociale, que Force Ouvrière entend préserver le pouvoir d’achat des salaires, allocations, pensions, retraites et l’intégralité d’une protection sociale collective solidaire et égalitaire. Elle rappelle son opposition à toute fiscalisation rampante.

La Commission exécutive confédérale confirme également son opposition à toute mécanique d’accord compétitivité-emploi qui ferait payer aux salariés une crise ou des difficultés dont ils ne sont pas responsables.

Sur ces deux derniers points, la Commission exécutive confédérale appelle les travailleurs à la plus extrême vigilance, rappelle l’attachement indéfectible de Force Ouvrière à la liberté et à l’indépendance syndicale et la nécessité de lutter contre toute mesure de rigueur ou d’austérité socialement et économiquement destructrice en France comme en Europe.

Adoptée à l’unanimité

Posté par bartok79 à 16:32 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2012

Sommet social

Source : .CGT.

Un scénario écrit d’avance

mercredi 18 janvier 2012

La CGT a été reçue avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales par le président de la République pour évoquer la situation économique et sociale ce mercredi 18 janvier 2012.

Le Président a expliqué la nécessité d’aller vite sur des mesures conjoncturelles et structurelles pour répondre aux conséquences de la crise.

Le Président est contraint, face à l’augmentation du chômage et de la précarité, d’apparaître volontariste sur la situation de l’emploi dans cette période préélectorale.

Comme cela était prévisible, l’essentiel de la réunion a porté sur un diagnostic contradictoire s’agissant des causes du sous emploi avec les organisations syndicales.

Si la délégation de la CGT* s’est efforcée de démontrer que les origines de la crise portaient sur un mode de développement donnant la priorité à la valorisation du capital, Nicolas Sarkozy reprend à son compte l’analyse patronale selon laquelle le coût du travail trop élevé est le facteur déterminant de perte de compétitivité des entreprises françaises. La CGT a dénoncé cette campagne de culpabilisation des salariés.

Diverses mesures ou intentions ont été annoncées par le Président en fin de Sommet. Aucune d’entre elles n’est susceptible d’avoir un impact réel sur la situation de l’emploi.

Encore une fois, les employeurs obtiennent immédiatement un nouveau cadeau pour un dispositif zéro charge pour l’embauche d’un jeune dans les petites entreprises.

- Une mission a été confiée à Gérard Larcher pour remettre à plat l’ensemble de la formation professionnelle dans deux mois.

- S’agissant du chômage partiel dont les modalités devraient être simplifiées, la CGT a exigé – et a priori obtenu – qu’une même entreprise ne puisse alterner des périodes de chômage partiel et des périodes avec des heures supplémentaires défiscalisées.

- Quant aux mesures structurelles, TVA sociale ou accord de compétitivité, le chef de l’Etat est resté flou et devrait s’exprimer avant la fin du mois sur ces arbitrages.

- L’accord de compétitivité consisterait pour un employeur à négocier un accord collectif autorisant la baisse des salaires ou la révision du temps de travail au nom de la préservation de l’emploi sans que le salarié n’ait plus de recours pour exiger le respect de son contrat de travail.

La tonalité de la réunion et la confrontation des analyses sur la situation confortent l’appréciation de la CGT sur la volonté du pouvoir de faire de la crise un alibi pour une nouvelle offensive s’attaquant aux règles de financement de la protection sociale et à la législation du travail.

La CGT appelle l’ensemble de ses organisations et militants à amplifier la diffusion et arguments de la CGT dans l’intense bataille idéologique actuelle.

Montreuil, le 18 janvier 2012

* Bernard THIBAULT – Mohammed OUSSEDIK – Maurad RABHI

Posté par bartok79 à 18:30 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Suppression de congés payés et de RTT, baisses de salaires :

Source : Démocratie & Socialisme

L’UMP jette GUI_12444_loup_pierrot_noir_thle masque !

Si l’on en croît les dernières déclarations successives de l’UMP et de certains ministres, les salariés seront les dindons de la crise et vont la payer très largement, alors qu’ils n’ont aucune responsabilité dans celle-ci. Petite revue de détail.

Les salariés devraient être les premiers et les plus durement touchés par l’avalanche de propositions/solutions de l’UMP pour sortir la France de la crise. Si nombre d’entre eux ne se sont pas inquiétés outre mesure des implications de la dégradation de la note AAA du pays, il va leur falloir être particulièrement attentifs aux prochaines mesures et « réformes » prônées par le gouvernement et l’UMP.

Au-delà d’une mesure qui fait consensus comme le chômage partiel, rappelons que les objectifs prioritaires du gouvernement et de l’UMP sont de : supprimer la durée légale du travail ainsi qu’adapter les salaires aux évolutions de l’activité des entreprises.

Ce qui n’a pas semblé suffire à Luc Chatel qui donnait hier aux salariés un avant-goût de « réformes » complémentaires pour faire face à la crise, à savoir une mise en cause très claire de la cinquième semaine de congés payés.

Pris semble-t-il au dépourvu, Jean-François Copé, improvisait une réponse évasive : « Pas à ma connaissance » a-t-il répondu, avant de lancer sa propre offensive sur : «  (…) le problème des allégements de charges à hauteur de 12 milliards d’euros payés par le contribuable (…) » que représentent : « (…) les RTT (…) au fait que : « (…) aujourd’hui on ne peut plus se le permettre (…) » sans préciser bien entendu que leur suppression ... ne donnerait lieu à aucune contrepartie !

 

Donc travailler plus pour … travailler plus ! Ou plus exactement comme le dit Xavier Bertrand utilisant les traditionnels éléments de langage : « travailler davantage » et … « faire travailler davantage de monde »

Ce qui ne manquera pas de vous étonner, puisque si les entreprises peuvent varier le temps de travail à leur guise, pourquoi embaucheraient-elles ?

 

Mais, direz-vous, où vont-ils chercher tout ça ?



LIRE la suite...

Posté par bartok79 à 11:44 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]




12 janvier 2012

Crédit d’impôt plutôt que quotient familial :

Source : Alternatives Economiques

                                      une sacrée bonne idée !

Clerc défend le remplacement du quotient familial, qui favorise les familles les plus aisées, par un crédit d'impôt égalitaire, et rappelle que les classes moyennes n'auraient rien à y perdre, pas plus que la natalité française…

 

Il faut une sacrée dose de mauvaise foi pour prétendre que le remplacement du quotient familial au profit d'un crédit d'impôt par enfant serait une « folie », comme l'estime l'actuel Président de la République, ou « coup de massue pour les classes moyennes », comme l'avance Valérie Pécresse.

1.    En 1981, a été instauré un plafonnement du quotient familial, et en 1998, ce plafonnement a été accentué. Ce qui n'a pas empêché l'indicateur conjoncturel de fécondité - qui mesure le nombre d'enfants qu'une femme peut espérer avoir en moyenne au cours de sa vie féconde si les taux de natalité par âge demeurent inchangés à l'avenir - de passer de 1,95 en 1981 à 2 en 2009. Le lien entre réduction du quotient familial pour les plus riches et natalité semble donc très ténu (voir, dans la base de données de l'Insee le tableau ASF 022DD1, qui porte sur les taux de fécondité dans l'UE depuis 1960). Entre 1999 et 2008, le nombre de familles avec enfants est passé de 8,7 millions à 9,2.

2.    Selon le Conseil des prélèvements obligatoires (rapport de mai 2011), le dixième le plus aisé des foyers imposés à l'impôt sur le revenu perçoit 46 % de l'avantage fiscal que représente le quotient familial. Et le total perçu par les deux dixièmes les plus aisés représente 64 % du quotient familial. Environ 54 % des foyers fiscaux sont imposables à l'impôt sur le revenu, donc chaque dixième des foyers fiscaux imposables rassemble 5,4 % du total des foyers fiscaux. Ce qui signifie donc que près des deux tiers des 10,1 milliards de réduction d'impôts liées au quotient familial le sont par les 11 % les mieux lotis des foyers fiscaux (en supposant que la charge d'enfants est la même pour chaque décile de la distribution des foyers fiscaux, ce qui n'est sans doute pas totalement vérifié). (Voir p. 201 et suivantes du rapport du Conseil des prélèvements obligatoires).........LIRE la suite

Posté par bartok79 à 13:30 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 décembre 2011

Grève : Mailly Vs Mariani


Aéroports: le face à face Mariani - Mailly par FranceInfo


Posté par bartok79 à 06:33 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2011

L’artificiel « trou » de la Sécurité sociale

Source : La Marseillaise.fr

14-12-2011

Pour faire des économies, les centres de sécurité sociale sont équipés de bornes automatiques
20 milliards d’euros : c’est le montant du déficit prévisionnel de la Sécu. Un chiffre qui sert à culpabiliser les Français. Ce que l’on dit moins c’est que les exonérations de cotisations sociales s’élèvent à 31,13 milliards d’euros.


19,9 milliards d’euros : ce chiffre, « médiatiquement » arrondi à 20 milliards d’euros, représente le déficit prévisionnel de la Sécurité sociale pour l’année 2012. C’est le sempiternel « trou de la Sécu » dont nous rabâchent les médias à longueur d’année. C’est ce trou que François Fillon s’enorgueillit de ramener à 13,9 milliards d’euros en 2012 via ses mesures annoncées fin août.
     Pourtant selon Julien Duval, chercheur au CNRS et auteur de l’ouvrage Le mythe du « trou de la Sécu », il n’y pas de « déficit de la Sécu » mais au contraire un « besoin de financement » que les gouvernements successifs depuis « 1993 » ont décidé de « ne pas satisfaire en multipliant les exonérations de charges sociales ».
     En effet, si l’on en croit les médias et les débats politiques, la Sécurité sociale serait menacée de faillite par un déficit abyssal. C’est un discours que l’on entend en boucle depuis près de 30 ans. Aussi, pour faire face à l’augmentation des dépenses et au vieillissement de la population, notre système de protection sociale, créé en 1945 pour donner « la garantie à chaque homme qu’en toutes circonstances il pourra assurer sa subsistance et celle de personnes à sa charge », serait condamné à se « réformer » sans cesse : déremboursements, réduction des prestations, hausse des cotisations, voire privatisation.
     Mais pour Julien Duval, l’affaiblissement de la protection sociale découle non pas d’arbitrages techniques mais d’un choix politique : le transfert généralisé des « risques » du capital vers le travail. Un seul chiffre suffit à illustrer son propos : 31,13 milliards d’euros. C’est le coût de la politique d’allégement de charges sociales menée par l’Etat chiffré par le Sénat à l’époque où ce dernier n’avait pas encore basculé à gauche. En effet, les mesures d’exonérations de charges sociales, correspondant à autant de manque à gagner pour la Sécurité sociale, sont légion : l’allégement général sur les bas salaires, sur les heures supplémentaires et complémentaires, les mesures visant à promouvoir l’apprentissage, la qualification et les stages, les mesures destinées à favoriser l’emploi de publics en difficulté, les jeunes et titulaires de minima sociaux ou celles ciblées sur les services à la personne ne sont que les plus connues.


     Or, si la « loi Veil » de 1994 a fait obligation à l’Etat de compenser auprès de la Sécurité sociale les exonérations de charges sociales décidées par les gouvernements à partir de cette date, cette loi n’a pas d’effet rétroactif. Donc les dispositifs antérieurs à 1994 ne sont pas concernés par la nécessité de compensation. C’est ainsi le cas, par exemple, des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les personnes de plus de 70 ans pour l’emploi d’un salarié à domicile… car cette mesure a été instituée le 27 mars 1987, c’est-à-dire bien avant la loi de 1994. Au final, le Sénat chiffre l’ardoise d’exonérations sociales non compensées à 3,1 milliards d’euros pour l’année 2012. Un chiffre en constante augmentation ces dernières années, qui était de 2,7 milliards d’euros en 2007.

LIRE la suite...

 

Posté par bartok79 à 11:44 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 décembre 2011

Droit à la retraite à 60 ans pour tous

Source:Éditorial de "la lettre de D&S" n°99 - 14 décembre 2011

François Hollande doit respecter l’engagement des socialistes

jeudi 15 décembre 2012

François Hollande a hélas, détaillé, sur RTL, le 12 décembre, ce qu’il envisageait à propos de la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche en 2012.

Elle ne concernerait que les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et disposant déjà de « tous leurs trimestres » pour une retraite à taux plein. Et pour les autres ? « Ceux qui n’ont pas leur durée de cotisation ne le pourront pas », a précisé le candidat du PS remettant en cause ce qui était acquis dans le projet PS. « Il ne l’avait certes pas promis pendant les débats de la primaire socialiste. Mais il n’avait pas non plus contredit Martine Aubry et Ségolène Royal qui prônaient un retour généralisé aux 60 ans » écrit le Figaro qui se réjouit évidemment : « François Hollande entérine en creux le recul de l’âge légal à 62 ans. Il se contente de proposer une exception supplémentaire.

Il élargit, ni plus ni moins, le dispositif « carrières longues ». Instaurée par la réforme Raffarin Fillon de 2003 pour les salariés entrés dans la vie active au plus tard à 16 ans, la mesure a été étendue par Éric Woerth aux personnes ayant commencé leur carrière à 17 ans. Là, c’est à 18 ans. Cela devrait ne concerner que 80.000 à 100.000 hommes et femmes par an (entre 1 nouveau retraité sur 6 et 1 sur 8 environ). « Mais avec un âge légal à 62 ans, ceux qui ont commencé à 18 ans doivent encore travailler 44 ans : notre proposition est une proposition de justice, pas d’idéologie », balbutie Marisol Touraine, chargée de ces questions dans l’équipe de campagne de Hollande. On comprend l’embarras de Marisol Touraine qui s’imagine mal répondre de la sorte à des jeunes confrontés à un taux de chômage dépassant les 25 %, ne trouvant un CDI qu’à 29 ans en moyenne, et qui n’ont aucunement l’intention d’obtenir leur retraite à plus de 70 ans !

C’est juste impossible

François Hollande a implicitement admis que la durée de cotisations avait encore vocation à augmenter, parlant sur RTL de « 41 années, voire 42 années de cotisation » (elle est actuellement fixée entre 40,75 ans, pour la génération 1951, et 41,5 ans pour la génération 1955 et les suivantes). Mais c’est tout simplement impossible, puisque les salariés font en moyenne, dans la vie réelle, 35 annuités. Ils sont licenciés, inaptes, malades, au chômage dans 2 cas sur 3 à partir de 55 ans : exiger d’eux 42 annuités, c’est 7 ans de décote ! C’est une véritable agression contre le niveau des retraites. Il est inenvisageable que la gauche défende cela contre 75 % de l’opinion et contre les 8 millions de manifestants de l’automne 2010.

Pour gagner, aller à gauche…pas au centre !

La gauche au gouvernement devra abroger la loi Woerth-Sarkozy-Fillon de 2010, ouvrir des négociations sur le financement (avec la mise à contribution du capital) et sur le montant des pensions. Le PS s’est engagé à maintenir l’âge légal de la retraite à 60 ans dans son projet adopté à l’unanimité.

Tous les socialistes doivent aujourd’hui exiger de leur candidat qu’il respecte cet engagement.


Posté par bartok79 à 22:56 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 décembre 2011

Front d'indignation contre la finance

A Niort le 3 décembre

Les militants du PC ont symboliquement procédé hier matin à une '' attaque de banques ''. Début de démonstration sous le signe du Front de gauche.

Charivari et distribution de fausses grosses coupures, hier, aux abords de la place de la Brèche. Des écriteaux en alignements contre la succursale d'une banque, repris par des crieurs de rue : « Chacun pour soi et on s'en sortira », « Les spéculateurs sont les voleurs », ou carrément le gaullien « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Autour des distributeurs, une équipe de balayeurs s'active « au nettoyage et à la désinfection du système ».

LIRE la suite

 

Posté par bartok79 à 08:04 - Social - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


  1  2  3  4  5