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« Quand j'aurai cessé de m'indigner, j'aurai commencé ma vieillesse.»
[André GIDE]

O

"Ne faites pas aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fissent. Il se peut que leurs goûts ne soient pas les mêmes."
(George Bernard Shaw / 1856-1950 / Maximes pour révolutionnaires)



22 février 2012

Conseils des Ministres du 22 février 2012

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Service annuel 2012 et cadencement des trains

La ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement a présenté une communication relative au service annuel 2012 de la SNCF et au cadencement des trains.

Le 11 décembre dernier, plus de 85% des trains ont changé d’horaire. Ce changement de grande ampleur a été rendu nécessaire par la mise en service de la ligne à grande vitesse Rhin Rhône, par l’important programme de rénovation et de modernisation du réseau ferroviaire existant et par la volonté de mieux organiser les circulations sur ce réseau en mettant en place le « cadencement » des trains (mode d’exploitation qui consiste à organiser la circulation des trains de manière répétitive, de façon à ce qu’ils desservent une même gare à intervalles réguliers).

Plus de deux mois après ce changement qui concerne 15 000 trains quotidiens, le constat des premiers jours se confirme : la transition n’a pas donné lieu à des problèmes importants. Les trains ont circulé avant, pendant et après les fêtes de fin d’année dans des conditions satisfaisantes avec même une amélioration sensible de la régularité qui reste à confirmer dans les prochaines semaines.

Sous l’égide du Gouvernement, RFF et la SNCF se sont mobilisés au cours de l’année 2011 pour conduire ce projet. Cette mobilisation a permis que les voyageurs, les entreprises de fret et les autorités organisatrices de transport soient informés très en amont des horaires modifiés. Elle a également permis une transition maîtrisée, avec le renfort de plus de 2000 agents le 12 décembre.

D’inévitables difficultés subsistent toutefois car ce changement substantiel ne pouvait pas être positif pour tous. Des améliorations sont actuellement recherchées, avec l’aide de Mme Nicole NOTAT nommée Médiatrice des nouveaux horaires par RFF et la SNCF. Les entreprises s’efforcent de corriger au plus vite les défauts techniques révélés par la période de rodage toujours en cours.

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15 février 2012

Conseils des Ministres des 8 et 15 février 2012

 

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.Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration a présenté un décret instituant un délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

 

L’égalité entre les êtres humains et la lutte contre toute forme de discrimination fondent depuis deux siècles notre pacte républicain ; aussi la lutte contre le racisme et l’antisémitisme constitue une priorité essentielle de l’action du Gouvernement.

 

Sur le plan répressif, la France s’est progressivement dotée d’un dispositif pénal qui, au niveau international, est exemplaire. Mais la lutte contre l’intolérance et la xénophobie passe aussi, en amont, par une politique éducative, culturelle, sportive qui aborde tous les aspects de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme et promeut concrètement l’égalité des chances.

 

Cette démarche globale est désormais définie dans le plan national d'action contre le racisme et l'antisémitisme qui fixe, pour la période 2012-2014, le programme d’action des pouvoirs publics en la matière.

 

Pour renforcer l’efficacité de cette politique, le Gouvernement a décidé de confier à un délégué interministériel, placé auprès du ministre de l’intérieur, la mission d’assurer au quotidien l’animation du travail interministériel et la cohérence de l’action de l’Etat sur le terrain et de jouer un rôle d’impulsion, de proposition et d’évaluation.

 

Interlocuteur privilégié de l’ensemble des acteurs de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, qu’il s’agisse des administrations publiques, de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, du Défenseur des droits ou des associations, le délégué sera chargé de préparer les réunions du comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et d’assurer la mise en oeuvre du plan national d’action. Il rendra compte de ses travaux au Premier ministre et au ministre de l’intérieur.

 



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01 février 2012

Consseil des Ministres du 1 Février

Commentaire : 

Eva JOLY :

"Ce rapport nous apprend également que pour prolonger la durée de vie des centrales de 40 à 60 ans il va falloir investir 50 milliards, qui s'ajoutent aux 10 milliards nécessaires pour mettre les centrales aux normes Fukushima", ce qui fait "un montant global de 60 millards"

"Les cuves ne sont pas échangeables, on ne peut pas les réparer, c'est le point le plus vulnérable et aujourd'hui deux de nos centrales ont des micro-fissures dans les cuves",

 "l'enseignement le plus évident, c'est que cette stratégie énergétique de la France fonctionne à l'aveuglette: on ne sait rien sur le coût du démantèlement, sur la gestion des déchets, on sait très peu de choses en ce qui concerne les conséquences d'un accident nucléaire" et "sur ce qu'il faut faire pour mettre aux normes les centrales en matière de sécurité post-Fukushima".

LIRE L'article...

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Les coûts de la filière électro-nucléaire

Le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, a présenté une communication relative aux coûts de la filière électro-nucléaire.

La Cour des comptes a remis hier au Gouvernement un rapport sur l’ensemble des coûts de la filière électro-nucléaire. Ce rapport répond à la demande du Premier ministre du 17 mai dernier. Il s’agit d’aider à éclairer le débat sur un choix stratégique confirmé par les gouvernements successifs depuis les années 1970. Le ministre a souligné cinq des principales conclusions du rapport :

 

  • il n’existe pas de coût non pris en compte dans la régulation économique globale de la filière nucléaire ;

  • le calcul du coût de production est peu sensible aux incertitudes portant sur les charges futures de démantèlement ou de gestion des déchets, le coût total évoluant de 5 % environ si celles-ci venaient à doubler. Ces charges sont provisionnées par les opérateurs nucléaires, qui ont l’obligation légale d’affecter des actifs dédiés à la couverture de ces charges ;

  • la prise en compte du risque par l’exploitant des conséquences en responsabilité civile en cas d'accident nucléaire ne conduit pas à faire évoluer de façon déterminante l’évaluation des coûts de la production électronucléaire ;

  • les dépenses réalisées sur crédits publics (activités de contrôle et de recherche) et les recettes provenant de la taxe sur les installations nucléaires sont du même ordre de grandeur ;

  • le choix de la méthode pour évaluer le coût d’utilisation des actifs nucléaires est déterminant pour le calcul du coût complet du nucléaire. La Cour des comptes confirme que la méthode retenue par le Gouvernement pour la fixation du prix de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique est adaptée à la logique de la fixation de ce prix et conforte le choix qu’a fait le Gouvernement de le fixer à un niveau légèrement supérieur à celui recommandé par la commission Champsaur pour tenir compte des évaluations complémentaires de sûreté décidées après la catastrophe de Fukushima.

 

Le rapport de la Cour des Comptes comporte des préconisations que le Gouvernement mettra en oeuvre :

 

  • les audits lancés par le ministère de l’énergie afin de porter une appréciation technique sur l’élaboration des devis de démantèlement seront achevés d’ici la fin 2012 ;

  • les travaux sur la détermination du devis pour le stockage des déchets seront menés à leur terme d’ici fin 2012 ;

  • s’agissant de l’assurance des exploitants nucléaires, le projet de loi de ratification de l'ordonnance du 5 janvier 2012 codifiant les lois intervenues dans le domaine du nucléaire sera déposé dans les prochaines semaines et augmentera les plafonds d’indemnisation pour les aligner sur ceux prévus par le protocole de 2004 modificatif de la convention de Paris, ratifié par le Parlement en 2006.

 

Les conclusions de la Cour des comptes confortent les analyses du Gouvernement sur l’atout économique que constitue le parc nucléaire pour les Français et les entreprises. La compétitivité du parc nucléaire permet aux Français de bénéficier de tarifs d’électricité 40 % moins chers que la moyenne des autres pays européens. Bien que de nouvelles hausses maîtrisées des tarifs de l’électricité soient nécessaires dans les années à venir, cet écart pourrait encore s’accentuer à la faveur du consommateur français.

 

Cela ne dispense pas de s’interroger sur les choix de long terme.

Le rapport « Energies 2050 », qui sera remis au ministre chargé de l’énergie dans les prochains jours, servira de support à la préparation de la future programmation pluriannuelle des investissements (PPI). Celle-ci identifiera les investissements souhaitables dans le secteur de l’énergie au regard de la sécurité d’approvisionnement.

L’actuelle PPI de 2009 privilégie un scénario de prolongation au-delà de 40 ans du parc nucléaire actuel.

 



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26 janvier 2012

Conseil des Ministres du 25 janvier 2012

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Le bilan 2011 et les perspectives 2012 du financement de la construction et de la rénovation des logements sociaux

Le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, a présenté le bilan 2011 et les perspectives 2012 du financement de la construction et de la rénovation des logements sociaux.

En 2011, le financement du logement social a été une priorité du Gouvernement, avec un fort développement de l’offre, notamment dans les zones tendues, et la poursuite du recentrage des aides vers les publics et les régions prioritaires.

L’Etat aura apporté au logement social plus de 9 Md€, auxquels s’ajoutent les aides des collectivités locales et des partenaires sociaux d’Action logement. Ces interventions ont permis le financement de près de 124 000 logements locatifs sociaux, dont 116 128 en métropole et 7900 outre-mer. Il faut y ajouter 18 447 logements au titre de la reconstitution de l’offre dans les quartiers en renouvellement urbain et 7108 prêts sociaux de location-accession qui permettent de soutenir l’accession sociale à la propriété. Les logements neufs représentent un investissement de 13,5 Mds€ et les acquisitions-améliorations devraient susciter près de 700 M€ de travaux.

Le parc locatif social doit permettre aux personnes les plus en difficulté de trouver une solution de logement durable. L’offre a donc été recentrée sur les ménages prioritaires avec 20,4 % des logements sociaux financés par des prêts locatifs aidés d’intégration (PLAI) en 2011, contre 18 % en 2009. Cela représente 23 432 logements PLAI supplémentaires, soit près de cinq fois plus qu’au début des années 2000.

Enfin, le Gouvernement soutient l’exemplarité des logements sociaux en matière de développement durable. Près de 60 % des logements financés en 2011 devraient obtenir un label Bâtiment Basse Consommation contre 34 % en 2010. S’agissant du parc ancien, depuis 2009, 100 000 logements sociaux énergivores ont été rénovés grâce à l’éco-prêt logement social, entraînant une diminution de 55 % de leur consommation énergétique. La moitié des économies de charges qui en résultent sont acquises aux locataires. Pour atteindre l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement de rénover 70 000 logements par an d’ici 2020, l’éco-prêt logement social vient d’être reconduit au-delà de 2011, sans contingentement.

En 2012, les efforts en matière d’offre de logements locatifs sociaux seront poursuivis avec pour objectif le financement de 120 000 logements. Le Gouvernement maintiendra sa politique envers les ménages les plus fragiles avec le financement de 22 500 logements très sociaux (PLAI) et l’accentuation du recentrage de l’offre vers les zones tendues.

 

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12 janvier 2012

Conseil des Ministres du 11 janvier 2012

Commentaire personnel :

On en peut plus de ces mesures sociales, cette politique de gauche devient exaspérante.

Qu'est-ce qu' il arrive ?

Est-ce qu'il y aurait des élections à venir ?

Est-ce qu'il suffit de lâcher toutes ces bribes de mesurettes sociales pour imaginer que les Français vont oublier 4 ans et 10 mois de saccage des services publics, de dédain pour les petits, les sans grades, de cynisme et d'injustice.

C'est encore une marque de fatuité que de le croire.

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Relèvement du minimum de traitement dans la fonction publique

Le ministre de la fonction publique a présenté un décret portant relèvement du minimum de traitement dans la fonction publique et attribution de points d’indice majoré à certains personnels civils et militaires de l’État, personnels des collectivités territoriales et des établissements publics de santé.

Ce décret tire les conséquences des dernières augmentations du salaire minimum de croissance (+ 2,1% au 1er décembre 2011 et + 0,3% au 1er janvier 2012) en relevant le minimum de traitement des fonctionnaires qui est porté à l’indice majoré 302 (indice brut 244), ce qui représente une rémunération mensuelle brute de 1398,35 €.

Le gain pour un agent rémunéré à ce niveau sera de 32,41 € brut mensuel, soit un montant brut annuel de 388,92 €.

Par ailleurs, afin d’éviter que la hausse du minimum de traitement n’annule la progression du bas de la grille des rémunérations, des points d’indice majoré sont attribués selon les seuils suivants :

  • 7 points supplémentaires de l’indice brut 244 à l’indice brut 309 ;

  • 6 points supplémentaires à l’indice brut 310 ;

  • 5 points supplémentaires aux indices bruts 311 et 312 ;

  • 4 points supplémentaires à l’indice brut 313 ;

  • 3 points supplémentaires de l’indice brut 314 à l’indice brut 316 ;

  • 2 points supplémentaires de l’indice brut 317 à l’indice brut 319 ;

  • 1 point supplémentaire à l’indice brut 320.

Cette mesure bénéficie à près d’un million d’agents en activité. Elle représente pour les employeurs publics une dépense en année pleine de l’ordre de 562 M€.

L’alignement au 1er janvier 2012 du minimum de traitement de la fonction publique sur le salaire minimum de croissance sera pleinement réalisé par la combinaison des dispositions du présent décret et de celles du décret n° 91-769 du 2 août 1991 instituant une indemnité différentielle en faveur de certains personnels civils et militaires de l'Etat, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d'hospitalisation.

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04 janvier 2012

Conseil des Ministres du 4 janvier 2012

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La sécurité routière

Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration a présenté une communication relative à la sécurité routière.

L’amélioration de la sécurité routière est une priorité majeure pour l’Etat. La politique visant à diminuer la vitesse des automobilistes a permis de réduire en une décennie le nombre de victimes de la route d’environ 500 000 blessés et 32 000 tués.

Cette politique, pour rester efficace, nécessite une vigilance permanente après un rebond du nombre d’accidents en début d’année 2011. La mobilisation des forces de l’ordre par le Gouvernement et les décisions du comité interministériel de sécurité routière (CISR) en mai ont amené les automobilistes à une prise de conscience qui a permis de maintenir en 2011 les très bons résultats obtenus en 2010.

Le bilan provisoire pour l’année 2011, encore bien trop lourd, est ainsi de 3959 personnes décédées sur les routes.

Afin de se rapprocher de l’objectif fixé par le Président de la République qui est de moins de 3 000 morts sur les routes, diverses mesures décidées par le CISR entrent aujourd’hui en application par décret. Elles viennent renforcer celles prises dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure qui ont, par exemple, permis aux préfets d’immobiliser près de 2 000 véhicules à la suite d’infractions graves au code de la route.

Par ailleurs, la campagne de prévention contre l’alcool au volant menée à l’occasion des fêtes de fin d’année sera prolongée dès le printemps par d’importantes campagnes d’incitation à l’auto-évaluation de son alcoolémie. L’éthylotest obligatoire dans les véhicules, à compter du printemps 2012, sera emblématique de cette volonté.

Le dépassement de la vitesse autorisée reste toujours une cause majeure d’accident. Le déploiement de radars sanctions comme pédagogiques se poursuivra en 2012.

Enfin, à compter du 5 janvier prochain, la détention ou l’usage de tout dispositif informant de la localisation de radars fixes ou mobiles sera interdit.

Par ailleurs, l’installation dans les véhicules d’un limiteur automatique adapté à la vitesse autorisée constituera un progrès important pour les usagers et permettra de renforcer leur sécurité sur la route.

S’agissant des motocyclistes, un décret prévoit l’obligation de porter des vêtements munis d’un équipement rétro-réfléchissant à compter du 1er janvier 2013, et un groupe de travail, rassemblant l'ensemble des parties prenantes, sera prochainement constitué afin de procéder à une analyse de la pratique des remontées de files récemment autorisée en Belgique.

L’ensemble de ces mesures doit permettre de poursuivre l’effort voulu par le Président de la République pour que le nombre de tués sur les routes soit toujours plus faible.



 

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29 décembre 2011

Conseil des Ministres du 28 décembre 2011

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trêve des confiseurs

 

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21 décembre 2011

Conseil des Ministres du 21 décembre 2011

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Relèvement du salaire minimum de croissance.

Le ministre du travail, de l’emploi et de la santé a présenté un décret portant relèvement du salaire minimum de croissance (SMIC) à compter du 1er janvier 2012.

Le groupe d'experts, chargé de se prononcer chaque année sur l’évolution du salaire minimum conformément à la loi du 3 décembre 2008 en faveur des revenus du travail, a remis son rapport au Gouvernement. Il recommande que la prochaine revalorisation du SMIC au 1er janvier soit limitée à l’application des mécanismes légaux prévus par le code du travail. Cette préconisation vise à privilégier la politique actuelle de maîtrise des coûts salariaux et à ne pas pénaliser le développement de l’emploi, notamment peu qualifié, dans un contexte économique fragile.

En application des dispositions du code du travail, il convient pour procéder à la revalorisation au 1er janvier 2012 de retenir les critères suivants :

  • entre novembre 2010 et novembre 2011, les prix à la consommation (hors tabac) des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé ont augmenté de 2,4 % ;

  • de septembre 2010 à septembre 2011, le taux de salaire horaire de base ouvrier (SHBO) a enregistré une hausse de 2,2 %, alors que les prix ont progressé de 2,1 % au cours de la même période, d'où une augmentation du pouvoir d'achat de 0,1 %. La moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat du SHBO est donc de 0,05 %.

Les prix à la consommation (hors tabac) des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé ayant augmenté de 2,1 % en octobre 2011 par rapport à novembre 2010, le seuil de déclenchement du mécanisme de revalorisation automatique du salaire minimum de croissance prévu à l’article L. 3231-5 du code du travail a été franchi en cours d’année 2011. Il en a donc déjà résulté une augmentation du taux horaire du SMIC de 2,1 % au 1er décembre 2011.

La revalorisation au 1er janvier 2012 tenant compte de cette revalorisation automatique intervenue en cours d’année, elle ne correspond donc qu’au reliquat d’inflation constatée en fin d’année et à la prise en compte de l’augmentation du demi-gain de pouvoir d’achat du SHBO sur l’année.

Après avoir entendu les membres de la Commission nationale de la négociation collective réunis le 15 décembre dernier, le Gouvernement a décidé, par application des dispositions légales de revalorisation, de fixer le montant du SMIC brut horaire à 9,22 € soit 1398,37 € mensuels sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires.

Au total, l’augmentation du SMIC sur l’année sera donc de 2,4% : +2,1% au 1er décembre 2011 au titre de la revalorisation automatique liée à l’inflation et +0,3% au titre du reliquat d’inflation de fin d’année et du demi gain du pouvoir d’achat du SHBO.

Enfin, le taux du minimum garanti, qui sert notamment au calcul des avantages en nature dans les professions de l’hôtellerie et de la restauration, est revalorisé en tenant compte de la hausse des prix constatée de novembre 2010 à novembre 2011 (+ 2,4 %). Son montant s’élèvera à 3,44 € en métropole, dans les départements d'outre-mer et dans les collectivités d’outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon.



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14 décembre 2011

Conseil des Ministres du 14 décembre 2011

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Les conclusions du Conseil européen des 8 et 9 décembre 2011..

 

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie a présenté une communication relative aux conclusions du Conseil européen des 8 et 9 décembre 2011.

Ce Conseil européen crée un véritable gouvernement économique de la zone euro et complète l’union monétaire avec une union de stabilité budgétaire. Fondé sur la lettre du Président de la République et de la Chancelière allemande du 7 décembre, cet accord intergouvernemental ambitieux marque une étape décisive vers l’intégration européenne et permettra de renforcer l’intégration économique de la zone euro.

L’accord, auquel devraient se joindre plusieurs pays membres de l’Union européenne non membres de la zone euro, à l’exception du Royaume-Uni, renforce à la fois la discipline budgétaire, la convergence économique et la solidarité communes et témoigne d’une volonté politique forte d’aller vers plus d’intégration pour surmonter la crise.

Comme proposé par la France et l'Allemagne, une gouvernance renforcée va être mise en place, avec des sommets de la zone euro réguliers, à périodicité mensuelle au plus fort de la crise.

Le volet préventif du pacte de stabilité et de croissance sera renforcé par un mécanisme de sanctions automatiques en cas de déficit public supérieur à 3 % du produit intérieur brut. Seule une majorité qualifiée d'Etats pourra faire obstacle aux propositions de sanctions de la Commission.

Afin d’ancrer l’équilibre budgétaire au cœur des finances publiques des Etats membres, une règle d’or budgétaire sera instaurée dans chaque Etat signataire au niveau constitutionnel ou équivalent. Cette règle se fondera sur des principes communs proposés par la Commission européenne. La Cour de justice de l’Union européenne pourra vérifier que la transposition a été correcte. Mais c’est ensuite à chaque juge national qu’il appartiendra de l’appliquer. La Cour de justice ne pourra pas se prononcer sur le budget d’un Etat membre. L’articulation entre les niveaux national et européen, entre la Cour de justice de l’Union européenne et le Conseil constitutionnel, est donc pleinement respectueuse des compétences du Parlement français.

La solidarité entre Etats membres sera rendue plus effective et pérennisée : l'instauration du Mécanisme européen de stabilité, doté d’une capital de 80 Mds€, sera accélérée avec l'objectif d'une entrée en vigueur en juillet 2012. Ce fonds monétaire européen gagnera également en efficacité pour lui permettre de répondre aux situations d'urgence : les décisions seront, le cas échéant, prises à la majorité qualifiée, avec un seuil de 85 %, identique à celui du Fonds monétaire international (FMI). Par ailleurs, les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro ont rappelé que la restructuration de la dette grecque était un cas exceptionnel et unique et que s’agissant de la participation du secteur privé, les Etats de la zone euro respecteront la lettre des principes et pratiques du FMI. Afin que celui-ci puisse pleinement continuer à jouer son rôle de rempart contre le risque systémique, les États membres de la zone euro et les autres États membres envisagent la mobilisation de ressources supplémentaires d'un montant de 200 milliards d'euros, sous la forme de prêts bilatéraux.

Avec ces règles de gouvernance, de discipline et de solidarité nouvelles, la zone euro disposera d'un cadre permettant de rétablir la confiance et la croissance.

Enfin, ce cadre de confiance s’appuiera sur un espace économique au sein duquel la convergence entre les Etats aura été renforcée par la mise en œuvre du Pacte pour l’euro +.


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07 décembre 2011

Conseil des Ministres du 7 décembre 2011

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.Recherche, innovation et compétitivité

 

Le conseil des ministres a fait le point sur la situation de notre pays en matière de recherche, d’innovation et de compétitivité.

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a montré comment les investissements dans la recherche et l’innovation se sont accrus pour préparer l’avenir.

Le système français de recherche a été profondément remanié au cours des dernières années afin de mieux traduire le considérable potentiel de recherche français en innovation et en croissance. La stratégie nationale de recherche et d’innovation établit les priorités de recherche en lien avec le monde socio-économique. Les universités voient leur rôle accru grâce aux nouvelles responsabilités que leur confère l’autonomie. La création de l’Agence nationale pour la recherche a renforcé la logique d’appel à projet.

Cette transformation s’est accompagnée d’investissements sans précédent dans l’enseignement supérieur et la recherche. La France atteint ainsi l’un des niveaux d’investissement dans la recherche publique (0,88 % du produit intérieur brut en 2010) les plus élevés de l’OCDE. En outre, l’Opération campus soutient l’émergence de campus universitaires aux meilleurs standards internationaux et le programme d’investissements d’avenir, avec 22 Mds€ dédiés au secteur, constitue un effort exceptionnel en faveur des scientifiques.

Ces efforts ont ouvert la recherche publique à la coopération avec les entreprises et créé les moyens de convertir en innovation ses travaux. La réforme du crédit impôt recherche en 2008 a permis d’augmenter de 61 % depuis 2007 le nombre d’entreprises confiant de la recherche et développement à des organismes publics.

Les efforts pour libérer notre potentiel d’innovation portent leurs fruits comme en témoignent la nette reprise des dépôts de brevets (+ 2,9 % en 2010) et la montée en puissance de la coopération public-privé (38 % des brevets du Centre national de la recherche scientifique sont d’emblée engagés avec un industriel).

Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie a présenté la politique de soutien à l’innovation au service de la compétitivité.

L’innovation est l’un des principaux déterminants de la compétitivité des entreprises et de leurs performances à l’export. Or l’effort de recherche et développement des entreprises françaises, bien que supérieur à la moyenne européenne, est inférieur à celui des pays les plus innovants.

Depuis 2007, le Gouvernement conduit une politique volontariste pour inciter les entreprises à innover davantage, avec comme outil principal le crédit d’impôt recherche, qui a bénéficié en 2009 à plus de 12 000 entreprises pour un total de 4,7 milliards d’euros. Les aides publiques à l’innovation ont été recentrées sur les projets portés par les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire, ainsi que sur les projets réalisés en partenariat avec des laboratoires publics dans le cadre des pôles de compétitivité. A cela s’ajoutent les importants moyens consacrés par le programme d’investissements d’avenir au soutien à l’innovation dans les secteurs stratégiques.

En parallèle, un effort est accompli pour offrir aux entreprises innovantes un environnement propice à leur développement. Avec la création du Fonds stratégique d’investissement, les investissements publics dans les fonds propres des PME vont être accrus de 50 %. La France a par ailleurs abaissé de 50 % le coût du dépôt de brevet pour les PME.

Cette politique se traduit par de premiers résultats. Ainsi, alors que les dépenses de recherche et développement des entreprises en proportion du PIB déclinaient régulièrement depuis les années 1990, elles sont désormais reparties à la hausse (1,37 % du PIB en 2009 contre 1,31 % en 2007).

Le ministre auprès du ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes, a dressé un état des lieux des politiques européennes de soutien à la recherche et à l’innovation.

La nouvelle stratégie EUROPE 2020, lancée en juin 2010, a fait de l'innovation et de la recherche et développement des vecteurs majeurs de la compétitivité européenne de demain. L’Union doit mettre en place des conditions cadres favorables qui permettent l’émergence d’une politique européenne de la recherche et de l’innovation compétitive. Elle doit également porter des projets industriels concrets afin de favoriser l’émergence de filières d’excellence.

Certaines réalisations peuvent être soulignées, comme le Conseil européen de la recherche, qui a permis de soutenir plus de 2200 projets d’excellence, ou la programmation conjointe, qui permet aux Etats européens de mettre en cohérence leurs programmes nationaux de recherche, par exemple sur la maladie d'Alzheimer.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour doter l’Union d’une stratégie de recherche et d’innovation qui permette de réaliser un véritable espace européen de la recherche.

Dans ce cadre, les priorités doivent être de renforcer la mobilité des chercheurs et d’améliorer l’efficacité des financements européens pour la recherche, notamment en simplifiant leur accès : 50 propositions à cet effet ont été présentées par la France.

Les politiques du marché intérieur ont également un impact fort sur la stimulation de l’innovation : à ce titre, après 30 ans de discussions, la perspective d’un accord sur la création du brevet unitaire et d’un système juridictionnel européen dans les semaines qui viennent est capitale. Les politiques de soutien au financement, en particulier pour les PME innovantes, sont également essentielles : la France soutient ainsi la création d’un fonds européen de capital risque et d’un fonds européen des brevets.

Enfin, la plus-value de l’action européenne réside aussi dans des politiques sectorielles, comme le soutien à la filière numérique et à la croissance verte, et dans des projets comme GALILEO, ITER ou GMES, rendus possibles par le rassemblement de compétences et de moyens à l’échelle européenne. La France est ainsi opposée à la proposition de la Commission de ne plus inscrire ITER et GMES, qui sont au coeur du projet européen, dans le cadre financier pluriannuel 2014-2020.

Le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, a fait un point particulier sur la stratégie industrielle de développement des véhicules électriques et hybrides.

Depuis 2007, le Gouvernement a mobilisé des moyens inédits pour l’émergence et la diffusion en France d’une offre compétitive de véhicules électriques et hybrides.

Ainsi, le plan véhicule décarboné a conduit à l’octroi de « prêts verts » qui ont contribué à financer de nouvelles usines de production de véhicules électriques ou de batteries, et à l’adoption de standards français pour les infrastructures de recharge. La prime à la casse et le bonus automobile ont incité les constructeurs à produire des véhicules à faible émission de CO2. Les investissements d’avenir à travers les instituts d’excellence sur les énergies décarbonées et le programme « véhicule du futur » contribuent à l’innovation dans les moteurs électriques et hybrides, l’allègement du poids des véhicules, les infrastructures de charge, les batteries de nouvelle génération et leur recyclage. Le soutien apporté aux pôles de compétitivité permet de faire travailler ensemble constructeurs, équipementiers et centres de recherche universitaire.

La commercialisation de nouveaux véhicules électriques ou hybrides produits en France, la diffusion de ces technologies dans la filière des poids lourds et des transports collectifs ainsi que les engagements contenus dans la charte signée par les constructeurs, les équipementiers et les installateurs électriques, montrent que la mobilisation du Gouvernement a porté ses fruits. En seulement quelques années, la France est parvenue à placer sa filière automobile à l’avant-garde de technologies dès aujourd’hui créatrices d’emplois industriels dans les territoires.


Posté par bartok79 à 15:16 - Conseil des ministres tous les Mercredi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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