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Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan





Université Populaire et Citoyenne du 7 novembre 2018

 

Une idée, subjective, partisane, des débats sur "Le Temps n'est plus ce qu'il était"

Hier soir à Brioux sur Boutonne, charmante cité du sud Deux-Sèvres, avec son église, sa Mairie, sa place appelée place "du champ de foire" et ses deux bistrots, les Cafés du centre et des halles..
Le temps d'un Festival au village, Brioux a même été un "petit port de pêche" sous la houlette de Jacques Bonnafé..

Donc hier soir, la cité de Brioux ou plutôt la Maison des Arts dans le cadre de "l'Université Populaire et Citoyenne' accueillait Monsieur Guy Massé Maître de Conférence Honoraire de l'Université de Poitiers.
Le sujet : "Le Temps n'est plus ce qu'il était".
Mais il ne s'agissait pas du tout du temps auquel on pouvait penser au premier abord :
- le Temps immuable, le temps qui passe imperturbable, d'ailleurs cette locution "le temps qui passe ne veut rien dire, ce n'est pas le temps qui passe, c'est nous qui passons..

Cela m'évoque un souvenir :
"Quand on est dans un train et qu'on regarde à l'extérieur, est-ce nous qui bougeons ou est-ce le décor qui bouge" (P.Val et P.Font).

Non, la conférence était centrée sur différentes sortes de "Temps" qui à mon avis pour plus de justesse auraient pu, selon les sujets traités, être appelés, âges, Cycles, conjonctures, ères, stades, et temps bien sûr.
Mais mon but n'est pas de parler du contenu de la conférence, si vous voulez vous faire une idée, allez voir par là :http://www.bsbvaldeboutonne.fr/archives/2018/10/26/36815977.html .
Non ce qui m'a troublé ce sont certains amalgames, et surtout le ressenti que j'ai eu de la globalité des propos tenus.
A mon goût, il se dégageait de cette conférence une espèce de pessimisme, de catastrophisme, de globalisation des idèes et par moment, si je n'avais pas eu la certitude de l'honnêteté du conférencier et de sa bonne foi, on frisait "le complotisme", j'exagère un peu, mais je suis honnête, c'est ce que j'ai ressenti par instants.
Arrive la fin de la conférence, et il faut tout de même apprécier la somme de travail, le raisonnement logique et le fait que le temps était limité.
J'avais visionné la vidéo et j'étais venu avec la ferme intention de me taire, de m'instruire, de comprendre le concept, mais surtout de me taire, me taire, mais le môment venu des questions sur le sujet..
je n'ai pas pu me contenir.
Il s'est passé que le conférencier a commencé à parler de la perte de nos repères.. approximativement :
avant il y avait deux blocs l"URSS, l'Est, et l'Occident, L'OTAN, les choses étaient claires, il y avait des conflits larvés, mais on se connaissait on pouvait penser qu'aucun ne transgresserait le bon usage, aucun ne franchirait la ligne rouge... puis sont arrivés les "trublions" (Ben laden le 11 septembre, les nations émergentes etc..) on était plus dans l'entre-soi, les loups étaient rentrées dans la bergerie et ne respectaient aucune règle.
On était tellement bien entre nous, c'était, presque,  confortable.. (on en était presque au fameux "c'était quand même mieux avant").
Voilà en gros où on en était.
Et là ma résolution est partie en miettes, partie en poussière, explosée,  je me suis donc exprimé...et comme toujours, quand je le fais dans l'urgence, sans rien avoir prémédité, préparé, je me lance comme un mauvais nageur dans les flots turbulents et menaçants.. je suis sous pression, ma voix se perche et mon débit devient saccadé, mes idées se fraient leur chemin à travers, ma poitrine et ma gorge bloquées et je sais que je donne l'impression d'être agressif, ce qui n'est pas le cas.
Il s'agit simplement que mes paroles luttent avec mon émotivité (pour dire : j'ai confondu "Sur la route" de Kérouac avec "La route"  de Cormac McCarthy) pour s'exprimer et comme j'ai peur de mal me faire entendre, dans tous les sens du terme, je force le passage.
Je m'en excuse mais ma prise de paroles en public à toujours été une catastrophe.
En revanche, je pense que les idées étaient bonnes, par exemple de dire:
"Que je trouvais que le sujet était un peu catastrophiste et que je croyais en l'Homme, qu'il fallait laisser le temps pour que les choses prennet leurs places.
Qu'il fallait bien s'attendre à ce qu'un jour le fragile équilibre, fruit des guerres mondiales de l'occident,  vole en éclats et que les nations émergentes sortent de leur mutisme forcé et se rebellent d'une façon ou d'une autre, la force, la violence, pour certaines et l'économique pour d'autres.

Les grands pays comme la Chine, l'Inde, l'Indonésie, l'Asie en quelque sorte mettent une fin à cet "entre-soi Occidental".
Que le centre du Monde se déplaçait et que c'était inéluctable et prévisible, que l'on y pouvait rien et que ce qu'on ne peut empêcher on doit l'accepter en essayant de l'amender et oublier notre arrogance pour enfin admettre l'inévitable.
La parole se libère d'un peu partout, et la soirée se termine par des conciliabules autour de verre de choclat, tisane ou jus de pommes..
Je me retire et rentre chez moi, partagé sur l'impact que mon attitude a pu avoir, ma réputaion est faite de ce côté là je n'ai aucune illusion, mais moi je pense que j'aurais encore mieux fait de me taire..

INCORRIGIBLE

 

Posté par bartok79 à 13:53 - Canton - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tout à fait subjectif
L' IXODE

Commentaires sur Université Populaire et Citoyenne du 7 novembre 2018

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08 novembre 2018