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Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan





Romance de la garde civile espagnole- F. Garcia Lorca

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Lune-23-10-18-19h30-blog

Commentaire personnel :

Qu'est-ce que c'est beau, qu'est-ce que c'est fort, c'est vraiment un P------ de magnifique poème..
J'arrête, appréciez
...

Je peux vous dire j'ai le 33 tours avec musique de Manitas de plata et textes lus par Robert Etcheverry ..Un grand moment.

CBS S64227

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Ils montent de noirs chevaux
dont les ferrures sont noires.
Des taches d’encre et de cire
luisent le long de leurs capes.
S’ils ne pleurent, c’est qu’ils ont
du plomb au lieu de cervelle.
Avec leur âme en cuir verni
par la chaussée ils s’en viennent.
Nocturnes et contrefaits
là où ils vont ils ordonnent
des silences de gomme obscure
et des pleurs de sable fin.
Ils passent, s’ils veulent passer,
cachant au creux de leur tête
une vague astronomie
de pistolets irréels.
Ô la ville de gitans !
Au coin des rues, des bannières.
La lune et la calebasse
et la cerise en conserve.
Ô la ville des gitans,
qui jamais peut t’oublier ?
Ville de douleur musquée
avec des tours de cannelle.
Comme descendait la nuit,
la nuit la nuit tout entière,
les gitans à leurs enclumes
forgeaient flèches et soleils.
Un cheval ensanglanté
frappait aux portes muettes.
Des coqs de verre chantaient
à Jerez de la Frontière.
A l’angle de la surprise
le vent nu tourne soudain
dans la nuit d’argent de nuit,
la nuit la nuit tout entière.
La Vierge et saint Joseph
ont perdu leurs castagnettes.
Ils vont prier les gitans

[...]

 

Télécharger le Poème  intégral : Romance de la garde civile espagnole.pdf

 

Posté par bartok79 à 20:43 - Poésie - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tout à fait subjectif
L' IXODE

Commentaires sur Romance de la garde civile espagnole- F. Garcia Lorca

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23 octobre 2018