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Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan




code de la honte


Le 22 décembre

 Éphéméride  Le 22 décembre

On approche, des fêtes de fin et de début d'année nouvelle. C'est ce qu'on appelle la trêve des confiseurs non ?
Je ne suis jamais aussi nostalgique, un peu triste que lors de cette période. Je me remémore des fêtes lorsque le mot famille signifiait encore quelque chose. Toute la famille réunie, enfants (dont j'étais) petits enfants, papa, maman, les deux grands mères (qui vivaient avec nous), on se retrouvait à une trentaine et on avait l'impression d'être une famille. C'était juste une impression malheureusement.
Tout ça a disparu à une vitesse..Il a suffi qu'un être disparaisse et qu'on se rende compte que sans elle plus rien ne serait comme avant.
Et ce fût le cas, tout s'est délité, pour arriver à rien..
Bon le temps est à l'humidité, pas de pluie, mais quelques averses ridicules, les nappes ne sont pas prêtes de se remettre à niveau..
A part ça, il fait doux.

Avant hier j'ai abattu trois frênes, pas très gros, trente centimètres de diamètre à la base, vingt/vingt cinq à un mètre,mais poussant dans un endroit gênant et... parce que je me chauffe au bois.
Il y avait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, il faut vraiment que j'y sois forcé parce que j'ai horreur de la tronçonneuse ( je m'en suis tellement servi pour des causes professionnelles, que ces outils -débroussailleuse idem- me sortent des yeux ).

Ça pue, ça fait du bruit et c'est extrêmement dangereux.
Hier, Je les ai tronçonnés, en segments, je coupe directement en 40 cm, comme ça c'est fait une bonne fois pour toutes.
Et c'est en le faisant que je me suis rappelé de l'effet "kiss cool" du chauffage au bois, tu t'échauffes en bûcheronnant (et c'est vrai que j'ai pris une bonne suée) et tu te chauffes en le brûlant.
Réflexion que j'ai tellement entendu que j'en ai honte de la ressortir. Mais enfin...
Autrement :
Je suis toujours dans l'affaire Sadorski le roman de Romain Slocombe ( voir le billet du 17 décembre) sur la collaboration pendant la guerre de 1940, et les "affaires juives".

C'est passionnant mais c'est très dur, au bout d'une cinquantaine de pages, je me sens obligé de faire une pause, j'en peux plus de lire ce qui s'est réellement passé, en particulier à Paris, durant ces années là.

Le "héros" qui est antisémite et agent des RG, au départ n'est pas vraiment favorable aux Nazis, il est"Patriote"*mais antisémite.

AffAntiSémite

Suite à un épisode d'emprisonnement et un travail psychologique très dur, à Berlin dans les locaux de la gestapo, il va devenir un agent de la gestapo (côté français).
Il va même jusqu'à dénoncer à mots couverts son ancien supérieur, que l'on soupçonne d'être favorable aux idées gaullistes, emprisonné en même temps que lui dans les mêmes lieux, je crains pour sa peau.
Sadorski, lui va collaborer.Je ne peux pas vous en dire plus.
J'en suis là, page 200, mais je suppose que l'on va encore patauger pendant trois cents pages dans ce marigot puant.
Quel livre ! J'aime la façon dont c'est relaté, le talent de l'auteur, même si l'histoire me révulse, m'anéantit, c'est ça le grand art..
Voir un petit passage où le nazis se félicitent de l'efficacité des sections spéciales françaises anti-juives. ICI Photo

 

* Ça ne vous dit rien ?

 

Posté par bartok79 à 14:59 - Textes choisis - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tout à fait subjectif
L' IXODE

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21 décembre 2017