forget-me-not

arrow_left_green_48

Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan





Le 15 décembre

Éphéméride  Le 15 décembre.

Un beau soleil rasant apparait au-dessus du toit en face,  projetant au sol des ombres  chinoises.

Le chien du voisin  se retrouvant seul et attaché aboie au désespoir de sa liberté perdue.
Il fait doux avec un zeste d'humidité. Tout cela fait un beau coquetaile pour une journée d'hiver à consommer avec modération.

 J'ai ouvert la porte de derrière au chien pour qu'il puisse aller faire ses besoins, et courir un peu à la recherche de senteurs oubliées et enivrantes.

Gleditzia

Hier j'ai débité quelques branches d'arbres que j'avais élagués en novembre.
Tronçonner des bouts suffisament gros de quarante centimètres de long pour l'hiver prochain. Avec le reste des branchages de deux/trois centimètres de diamètre, j'ai confectionné des fagots  pour les broyer  quand j'en aurai suffisamment et faire du BRF** que j'épandrai sur le potager.

J'ai élagué quelques arbres qui avaient des branches gênantes, un peu basses, entre autre un "Gleditzia triachantos" ou févier d'Amérique.
Un arbre particulier car fourni d'épines redoutables de cinq/six centimètres de long, groupées par trois situées sur toutes ses parties, le tronc, les branches on dit que les pies grièches s'en servent de garde-manger en y empalant leurs proies, insectes, pour les déguster plus tard. Conclusion, il n'y a pas de pies grièches dans le secteur,  car je n'ai jamais vu aucun insectes piqués sur les épines de cet arbre.
En revanche ces épines sont bien pratiques pour sortir la petite bête de leur coquille que se soient des "lumas*" ou des bulots

Donc, ce févier d'Amérique faisait concurrence à un pommier que j'avais planté assez loin, je croyais, mais pas assez, ses branches basses l'avaient recouvert, lui faisaient de l'ombre,  et le malheureux en cherchant la lumière obliquait sérieusement.
J'ai remonté la ramure du févier et le pommier va pouvoir respirer et se redresser. Et c'est là que l'Homme, pourrait se prendre pour un Dieu, mais non, qu'il reste à sa place, c'est la Nature le Dieu, nous n'en sommes q'une minuscule composante, elle pourrait se passer de nous sans peine, mais nous nous ne serions nous passer d'elle...

C'est un peu comme dans la vie de tous les jours, les puissants étouffent les plus faibles en les privant de leur espace vital pour en profiter.
Struggle for life, c'est vraiment ça dans la nature, les plus gros (vigoureux, expansionnistes) oppriment les plus faibles, ça ne vous rappelle rien, on a rien inventé, la Nature le fait depuis des millions d'années.

PS : Je voulais vous parler de la Saint Luce où les jours croissent du saut d'une puce, puis je me suis égaré, c'est vraiment pas sérieux. Pas sérieux du tout ! Mais c'est ma nature..

   * Escargots en Poitou-Charentes
** Bois Raméal Fragmenté

Posté par bartok79 à 10:46 - Textes choisis - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tout à fait subjectif
L' IXODE

Commentaires sur Le 15 décembre

Nouveau commentaire

15 décembre 2017