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Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan



Le 6 décembre

Ephéméride le 6 décembre
Habituellement, j'ouvre un œil vers 6h45/7h00 le matin, je ne me lève pas immédiatement, je me connecte au monde réel et à l'actualité du jour, en écoutant ma radio. Ce matin, je me suis royalement réveillé à 8h30, j'ai échappé sans le savoir à l'annonce de la mort de "l'Idole", je me suis levé le cœur léger et bien reposé, frais et dispos pour attaquer une journée de flemme et d'accomplissement des affaires courantes et indispensables.
Coup d'œil par la fenêtre de l'étage, pour voir quel temps il fait, le ciel est gris, mais mon instinct me dit qu'il ne doit pas faire très chaud.
Comme je fais un peu de bruit, j'entends Styx qui commence à se bouger et à émettre des sons sensés me souhaiter le bonjour. Je descends j'ouvre les volets au passage, caresses mutuelles, paroles susurrées, "bonjour poilu, oui tu es gentil", frottage rituel des oreilles (alors là, il se pâme), bon ça a assez durer, une claque amicale sur l'arrière train et je sors.
 Le thermomètre est pendu à une branche du frêne pleureur Photo qui est devant la porte, un grand parasol végétal  qui me dispense une bel ombrage l'été tout en me procurant aussi une certaine intimité . L'hiver, complétement dénudé, le lacis de ses branches noueuses me fait penser aux membres d'un vieillard perclu de rhumatismes, son architecture mise à nue est magnifique. Pour en revenir à la température il fait -4°, mais comme l'emplacement du thermomètre, en plein vent, n'est pas idéale on peut considérer, qu'en réalité il fait -2° environ.
C'est curieux l'herbe n'est pas blanche, il s'agit là, d'une gelée noire, les plus craintes de tous ceux qui vivent du travail de la terre, agriculteurs, maraîchers, arboriculteurs et j'en passe.
Tour à la salle de bains, lavage, brossage, peignage, par la fenêtre qui donne sur l'arrière, les pies avec leurs tenues de loufiats, s'activent à gratter comme des forcenées, il faut bien vivre, gratte, gratte, gratte, rien de plus normal. Sauf.. lorsqu'il leur prend l'envie d'aller gratter sur mon potager.
J'y ai accumulé toutes les feuilles mortes des arbres, préalablement broyées à la tondeuse, transportées à la brouette et généreusement distribuées sur toute la surface du dit potager, un are environ.
J'y ai planté, en novembre, de l'ail, des échalotes grises, de l'oignon, et ces oiseaux de malheur viennent y gratter, pour trouver leur pitance, en l'occurrence, de gras vers de terre qui s'affairent eux, à digérer tout ça pour le transformer en terreau nourricier..
Enfin, pour me consoler, je me dis, il faut bien que tout le monde vive..
 Mais parfois, des fulgurances meurtrières me déchirent et  grondent en moi, bon elles ne font que gronder..

Posté par bartok79 à 10:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tout à fait subjectif
L' IXODE

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06 décembre 2017