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Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan


La Lune

LUNE


Conseil des ministres du 12 novembre 2014

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 La situation de l’économie

Le ministre des finances et des comptes publics et le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique ont présenté une communication relative à la situation de l’économie.

La situation de l’économie mondiale demeure fragile.

Malgré la baisse du prix du pétrole, la croissance mondiale a été revue à la baisse par le Fonds monétaire international (FMI) en octobre à 3,3% pour 2014, et 3,8% pour 2015, dans un contexte de tensions géopolitiques. Aux Etats-Unis, la reprise s’accélère (la croissance passerait de 2,2% à 3,1% entre 2014 et 2015), tandis qu’au Japon, il a été décidé de soutenir plus activement l’activité par une politique monétaire encore plus expansionniste. Les pays émergents sont par ailleurs exposés à un ralentissement (Brésil, Chine) et devront aussi faire face à la hausse à venir des taux d’intérêt aux États-Unis, qui pourrait les fragiliser.

En Europe, le diagnostic établi par le Gouvernement dès cet été d’une très faible croissance et d’une très faible inflation est désormais partagé par le FMI, l’Organisation pour la coopération et de développement économiques (OCDE) et la Commission européenne.

Selon cette dernière, qui a revu ses prévisions le 4 novembre, la croissance en zone euro ne s’établirait plus qu’à 0,8% en 2014, et 1,1% en 2015 contre respectivement 1,2% et 1,7% encore envisagés il y a quelques mois.

L’inflation ne dépasserait pas 0,5% en 2014.

Quatre pays seraient en récession cette année : l’Italie, Chypre, la Hongrie et la Finlande.

Entre les prévisions de printemps et d’automne de la Commission européenne, la France comme l’Allemagne voient leurs prévisions de croissance baisser : pour la France, de 1,5% à 0,7% en 2015 ; pour l’Allemagne, de 2% à 1,1% en 2015.

Il en va de même pour la plupart des Etats membres.

Ce contexte de faible croissance et d’inflation basse rend le redressement des comptes publics plus difficile.

Il est plus que jamais nécessaire de restaurer la confiance en Europe en agissant à tous les niveaux.

La politique monétaire de la Banque centrale européenne doit continuer à être aussi expansionniste que possible, afin de faciliter le crédit dans la zone euro, et de rapprocher l’inflation de sa cible.

L’annonce jeudi dernier du maintien de taux très bas et du démarrage en novembre du nouveau programme de rachats d’actifs va dans ce sens.

Ces mesures nécessaires pour la zone euro, dans un contexte où la Réserve fédérale américaine continue de normaliser sa politique, ont un effet indirect sur le taux de change de l’euro, dont la baisse de 10% par rapport au dollar depuis le printemps est bienvenue.

En parallèle, le rythme de réduction des déficits doit être adapté pour ne pas compromettre la reprise.

C’est ce que recommandent les observateurs extérieurs, notamment le FMI et l’OCDE. C’est le sens de l’action du Gouvernement.

Par ailleurs, compte tenu des faibles marges de manœuvre au niveau national, un programme d’investissement doit permettre de soutenir la demande agrégée au niveau communautaire.

En effet, les investissements en Europe ont chuté de 18% depuis le début de la crise, ce qui pèse sur le potentiel de croissance des économies européennes.

Enfin, des réformes en profondeur doivent être menées pour améliorer les conditions de l’offre, augmenter la compétitivité de la France et rendre la croissance plus riche en emplois.

Le Gouvernement s’y engage à travers notamment la simplification pour les entreprises et le projet de loi pour la croissance et l’activité.

Conseil des ministres du 12 novembre 2014

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12 novembre 2014