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Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan


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L’Europe n’est pas si extrémiste

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On nous avait annoncé que les électeurs européens – fatigués de la récession économique et de l'austérité – se tourneraient vers les partis radicaux hostiles à l'UE et aux immigrés. Ils continuent pourtant de choisir le camp modéré.

L'économie et l'ordre géopolitique européens sont en crise. Le chômage, l'austérité et les tensions entre les Etats ont conduit de nombreux observateurs à déclarer que le climat politique du continent commence à ressembler à celui des années 1930. Dans l'ensemble, cette affirmation est pourtant fausse.

Jusqu'à présent, le centrisme reste de mise quasiment partout. Ce n'est pas la recrudescence de l'extrémisme qui est remarquable, mais plutôt son absence, compte tenu de l'ampleur et de la durée des crises.

C'est en France que la montée de l'extrémisme s'est avérée la plus inquiétante. En avril, lors du premier tour des élections présidentielles, les partis radicaux ont gagné beaucoup de terrain. Toutefois, comme il n'y avait pas le moindre risque qu'un candidat autre que les deux principaux prétendants ne remporte le scrutin, voter pour des extrémistes était sans conséquence.

La situation n'était pas comparable lors des élections législatives qui ont eu lieu en juin. Si, lors de ce vote, les partis radicaux avaient obtenu des résultats similaires à ceux de l'élection présidentielle, ils auraient occupé un nombre record de sièges à l'Assemblée nationale. Toutefois, les Français les ont finalement délaissés. Le Front National de Marine Le Pen n'a gagné que deux places, sur les 577 que compte la chambre basse. Les groupes de centre-gauche et de centre-droit ont remporté 560 sièges.

Au sud des Pyrénées, les conditions économiques sont bien pires qu'en France. En Espagne, une personne sur quatre est au chômage et de nouvelles mesures d'austérité sont annoncées presque tous les mois. Pourtant, les élections générales qui ont eu lieu en novembre 2011 n'ont entraîné qu'un glissement attendu du centre-gauche vers le centre-droit. Exception faite du soutien accru (de 4 % à 7 %) accordé au parti radical Izquierda unida (IU, Gauche unie), les extrêmes n'ont pas progressé depuis les élections de 2007.

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Posté par bartok79 à 09:01 - Société - Commentaires [0] - Permalien [#]
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01 août 2012