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« Quand j'aurai cessé de m'indigner, j'aurai commencé ma vieillesse.»
[André GIDE]

O

"Ne faites pas aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fissent. Il se peut que leurs goûts ne soient pas les mêmes."
(George Bernard Shaw / 1856-1950 / Maximes pour révolutionnaires)


22 décembre 2011

Sitting bull

Chef Sioux Hunkpapa écrit en 1875 **

Voyez mes frères le printemps est venu; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour.
Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie.
C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre.
Pourtant, écoutez moi, vous tous, nous avons maintenant à faire à une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Il prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propre usage et se barricadent contre leurs voisins; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation  est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
Nous ne pouvons vivre côte à côte.

 

**Texte extrait du Livre de René Frégni : La fiancée des corbeaux

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2012, le retour du courage social

SOURCE : Filpac-CGT..

« Laissez donc la solidarité, l’action collective, faites des heures sup’ et ne pensez qu’à vous. Au besoin, devenez auto-entrepreneur. » Telle est la marque de la fabrique libérale, qui conduit à l’hyper individualisme, c’est-à-dire à la compétition de tous contre tous.

Ce n’est pas qu’une idéologie du « moi contre toi ». C’est d’abord un état de violence. Non convaincu par la beauté de la concurrence entre individus ? Qu’importe, l’armée de chômeurs, la disparition du droit social au profit de la précarité vous fera rentrer dans le rang.

Dans une société qui perd son sens commun pour n’aller que dans le non-sens de la banque, beaucoup sont épuisés. Découragés. L’horizon sans futur se double du mauvais conseil prodigué par la peur, celle de la chute sociale. L’individualisme est érigé en dogme au moment le plus mal venu : dans l’entreprise, dans la société, il n’y a plus de reconnaissance individuelle.

Dans l’entreprise, la tension nourrie par des financiers méprisants, la dictature d’objectifs de rentabilité délirants et l’obsession des gains de productivité sont baptisés risques psycho-sociaux, stress… Il s’agit de surexploitation de salariés considérés comme des Kleenex, jetables  « à l’amiable » bien sûr. Des travailleurs de papier… au moment où la propagande va bon train contre le papier pour le numérique, contre les travailleurs du papier… pour que les travailleurs du numérique ne coûtent quasiment rien.

L’information libre est entraînée dans la faillite du système économique. Plus les opérations financières sont complexes, plus l’information est verrouillée par les états majors de la finance, plus le public est bombardé de données superficielles réduites aux besoins d’autojustification des banquiers.

Reste un charabia sur la crise… Jusqu’à la nausée, les médias domestiqués déversent à chaque minute leur flot de culpabilisation : « l’Europe, le monde entier, se serrent la ceinture, et toi, petit homme, tu voudrais faire autrement ? Non, non, tu vas payer, intérêt et principal - foi d’animal - la facture d’une crise qui n’est pas la tienne, et rembourser jusqu’au dernier centime des dettes que tu n’as pas contractées. »

Certains, parmi les couches populaires - ou même les fameuses « couches moyennes », désemparées - écrasés, sans espoir, rentrent en eux-mêmes. Un moment propice pour qu’un « chef » exploite ce désarroi, ces souffrances, ces injustices et tant d’humiliations portées par la crise pour ordonner : « Ton adrénaline enfermée, fais-en une énergie défoulée. Pas contre les banquiers, non, non, contre les immigrés. » Et puis, ne sont-ils pas ‘tous pourris’, ces politiciens  qu’on a déjà essayés ? » Tous, sauf… cette bonne vieille extrême droite, qui comme le loup sait si bien s’habiller en grand-mère.

L’extrême droite inspire les actes du gouvernement. La chasse aux étrangers et leur enfermement, c’est l’ordinaire de Claude Guéant, pilier droit de Sarkozy. Atteindre les quotas d’expulsion des immigrés les amène à multiplier les centres de rétention, où les enfants, les femmes enceintes et les familles sont enfermées, du simple fait d’être étrangères.  « Sans papier », donc sans droit, ni à la santé, ni à l’hygiène, ni au respect. « La France ne les renvoie pas à Auschwitz », s’insurge Klarsfeld, le chasseur blanc du président. Fallait-il qu’il se sente morveux… « La rétention, un lieu de détresse soumis à l’arbitraire », indique la Cimade (*) dans un rapport complet. Est-on si loin de Vichy ?

 

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Posté par bartok79 à 10:38 - Solidarités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mots croisés-Gastal N° 17

Pas facile du tout ! (n'oubliez pas cliquer sur "saisie" : "signaler les erreurs" )

Posté par bartok79 à 10:20 - Détente - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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