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Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan


La Lune

La crise de l’école

Si l'école est en crise, comme l'illustrent actuellement les grèves des professeurs, cela résulte en grande partie d'un simple choix budgétaire, qui se traduit par une baisse de la part des dépenses d'éducation dans le PIB.

Par Guillaume Duval,
rédacteur en chef d'Alternatives économiques
18 Février 2010


Ces derniers jours, l'école a été à la une des médias avec une série d'incidents en matière d'insécurité. Ces problèmes illustrent un malaise plus profond et traduisent la dévalorisation de l'institution scolaire. Celle-ci a en effet cessé d'être une priorité tant pour la société que pour ceux qui nous gouvernent.

Que l'insécurité s'accroisse dans les collèges et les lycées n'est pas vraiment surprenant : en 2004, l'Education nationale employait encore 50 000 personnes pour y assurer la « surveillance » sous différents statuts, aujourd'hui, ils ne sont plus que 28 000, quasiment moitié moins… Mais ce qui se passe sur ce plan ne fait qu'illustrer un désinvestissement plus général. La part des richesses produites chaque année, le fameux produit intérieur brut (PIB), consacrée à l'éducation était de 7,6 % en 1996. En 2008, elle n'était plus que de 6,6 %, en baisse une fois de plus par rapport à 2007. Nicolas Sarkozy veut réduire la part des dépenses publiques dans le PIB. En matière d'éducation, c'est déjà le cas chaque année depuis près de quinze ans…

Les conséquences des coupes budgétaires

1 point de PIB en moins, cela paraît très abstrait. Cela veut dire en fait qu'il manque 20 milliards d'euros au budget de l'Education pour que l'effort de la nation soit équivalent à ce qu'il était en 1996. 20 milliards en moins sur 129, c'est un trou de 15 %, il manque un euro sur six.

Ces 20 milliards représentent plus de dix fois ce que l'Etat dépense chaque année pour son action à l'étranger ou encore deux fois ce que dépense le très grand ministère de Jean-Louis Borloo pour l'écologie, le développement et l'aménagement durables… Cela se traduit par des reculs majeurs : en 1996, 84 % des jeunes de 18 ans étaient scolarisés, aujourd'hui on est redescendu en dessous de 80 %. Et à 20 ans, la chute est encore plus prononcée, de l'ordre de 6 points… Tandis que 150 000 jeunes sortent toujours du système scolaire sans aucun diplôme.

L'école française apparaît en outre dans les comparaisons internationales comme médiocre, parmi celles qui reproduisent le plus les inégalités sociales.



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Posté par bartok79 à 11:37 - Société - Commentaires [0] - Permalien [#]
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L' IXODE

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