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Elie Domota dénonce une volonté de "faire taire le peuple guadeloupéen"
Posté par Pouria Amirshahi

Visé par une enquête pour provocation à la haine raciale, Elie Domota, le dirigeant du collectif LKP, dénonce la volonté de "faire taire le peuple guadeloupéen" alors que le PS évoque une "vengeance politique".

Jeudi soir sur Télé Guadeloupe, le leader de Liyannaj kont pwofitasyon (Ensemble contre la surexploitation) a critiqué les patrons blancs qui refusaient d’appliquer l’accord sur l’augmentation des bas salaires. "Soit vous appliquez cet accord-là, soit vous quittez la Guadeloupe", a déclaré Elie Domota en créole, selon la traduction de France-2. "Nous ne laisserons pas les békés rétablir l’esclavage".

Une enquête judiciaire pour provocation à la haine raciale a été ouverte vendredi par le parquet de Pointe-à-Pitre contre lui.

       

"Ce sont des propos qui sont de nature d’une part à appeler à la discrimination, à la haine, à la violence à l’égard de certaines catégories de personnes et d’autre part à extorquer ou tenter d’extorquer des signatures d’un accord par des personnes qui ne veulent pas le signer", a estimé dimanche sur France-Info le procureur de la République de Pointe-à-Pitre Jean-Michel Prêtre. "L’enquête déterminera si les faits sont effectivement constitués et ensuite il conviendra d’apprécier si des poursuites doivent être exercées ou pas devant un tribunal".

"Je suis fort étonné, d’autant plus que ces propos n’avaient rien de raciste", a réagi Elie Domota sur la même station de radio. "Une fois de plus, il y a là la volonté affichée d’essayer de faire taire le peuple guadeloupéen", a commenté le syndicaliste. "Les propos sont clairs, ce ne sont pas des propos racistes. Ceux qui veulent les interpréter comme tels, ça les regarde".

Pour le secrétaire national aux droits de l’Homme du Parti socialiste, le parquet de Pointe-à-Pitre est "dans une stupide logique de vengeance politique". "Le refus par une partie du patronat insulaire - dominé par les békés - d’appliquer les accords dits ’Jacques Bino’,

et notamment les augmentations de salaires, constitue un mépris pour la démocratie sociale", estime Pouria Amirshahi.

Le chef d’incitation à la haine raciale "vise à racialiser un conflit social dont la source est bel et bien l’exploitation des Guadeloupéens par une poignée de nantis", poursuit-il dans un communiqué, ajoutant que le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre n’avait pas hésité à comparer les militants du LKP à des "tontons macoutes".

Henri Guaino, le conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, a de son côté estimé que "toute incitation à la violence, à la haine raciale (...) est inacceptable et doit être absolument condamnée". "Je trouve qu’il y a des propos qui ont été échangés de part et d’autre dans cette affaire, en Guadeloupe et en Martinique comme ailleurs, qui ne sont pas digne d’une République comme la nôtre et qui s’apparentent à une approche raciale des problèmes", a-t-il déploré sur Radio-J tout en refusant de se prononcer directement sur l’enquête sur Elie Domota.

Les Antilles "ont besoin de liberté, de démocratie, de non-violence et (...) d’antiracisme", a estimé de son côté le député socialiste de l’Essonne Manuel Valls. "Tous les propos qui vont contre ces principes, et notamment l’antiracisme et la non-violence, sont des propos qu’il faut bannir", a-t-il réagi lors de l’émission "Dimanche soir politique" sur France-Inter et i-Télé.

AP


Posté par bartok79 à 13:28 - Société - Commentaires [0] - Permalien [#]
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09 mars 2009