forget-me-not

arrow_left_green_48

Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan


La Lune

LUNE


Microcentrale hydroélectrique


unat_actualite_newUne microcentrale hydroélectrique refusée dans le Cantal

Répondant aux mouvements de protestation initiés par l’association Dordogne Vivante, le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand vient de revenir sur l’autorisation délivrée fin 2007 pour l’aménagement d’une microcentrale hydroélectrique sur la Santoire. D’une hauteur de 3,80 m, ce projet aurait dû s’implanter à l’aval de la commune de Saint Bonnet de Condat, dans le Cantal, et aurait court-circuité près de 3 km de cours d’eau, situés dans le haut bassin de la Dordogne.

Pour FNE (France Nature Environnement), ce revirement est une victoire et un espoir de préserver les qualités environnementales de l’une des dernières rivières sauvages du bassin de la Rhue, affluent de la Dordogne. Prenant sa source à 1 200 m d’altitude, la Santoire traverse le Parc Naturel Régional des volcans d’Auvergne, le plus grand de France. Or, pour ce site constitué d’espaces naturels jusqu’alors préservés, la construction d’une installation hydroélectrique sur l’un de ses flux d’eau aurait des conséquences hautement néfastes pour la faune locale, notamment pour certaines espèces protégées telles que la loutre. Vecteur de modifications structurelles et environnementales, ce type d’installation gêne, voire stoppe, la libre circulation des espèces de poissons migratrices, entraînant la raréfaction de leurs populations, ainsi que celles de leurs principaux prédateurs.

De surcroît, si l’impact environnemental s’avère être conséquent, il n’est pas compensé par le rendement énergétique somme toute limité d’une aussi petite installation. Généralisant cet argument à l’ensemble du parc hydroélectrique français, FNE déclare : « Si la modernisation et l’optimisation du parc hydroélectrique actuel sont un objectif écologiquement acceptable, dès lors qu’il s’accompagne d’une diminution rapide des impacts du parc actuel sur nos cours d’eau (qui exige le démantèlement de certains ouvrages très perturbateurs sur des axes migrateurs), l’équipement de nouvelles rivières jusqu’ici préservées n’est pas conforme à nos engagements écologiques européens ». Pour l’heure, le verdict rendu par le Tribunal de Clermont-Ferrand devrait relancer la polémique entretenue autour de la volonté affichée du gouvernement d’optimiser le potentiel hydraulique de la France.

Cécile Cassie

Posté par bartok79 à 00:12 - Ecologie - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tout à fait subjectif
L' IXODE

Commentaires sur Microcentrale hydroélectrique

Nouveau commentaire

21 décembre 2008