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Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan


La Lune

LUNE


Le Festival au village, un îlot de résistance

 
La Nouvelle République / Deux-Sèvres / Actualité Départementale
 

2008_06_29_Ouverture_Festival
 


Jean-Louis Hourdin, comédien et metteur en scène et Jean-Pierre Bodin, directeur artistique du festival.

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Brioux-sur-Boutonne. Grand nom du théâtre et authentique sociétaire du Festival, Jean-Louis Hourdin défend une forme de culture populaire menacée.

La burlesque « Clique-sur-Mer » en guise de trois coups. Bienvenue, ce samedi après-midi au Festival au village. Au pied du clocher de Brioux-sur-Boutonne, les artistes ont monté le chapiteau de la vingtième édition de ce rendez-vous artistique éclectique, où se côtoient arts du cirque, théâtre ou chanson.
La culture populaire en milieu rural, on le sait, repose d'abord sur les bénévoles (ils sont 135). Le talentueux conteur Jean-Pierre Bodin, grand ordonnateur, a souhaité leur tirer son chapeau l'espace d'un spectacle anniversaire en conviant quelques grands sociétaires du Festival.
A 63 ans, Jean-Louis Hourdin est une grande figure dans le monde théâtral. Comédien, metteur en scène et chef de troupe depuis trente-trois ans, celui qui a notamment travaillé avec Peter Brook affectionne ces retrouvailles avec Brioux. Cet apôtre de la décentralisation si cher à Jean Vilar retrouve dans le village deux-sévrien « cette idéologie des grands textes, pas chers et pour tout le monde ». Ici, les échanges se nouent entre les différents artistes, mais aussi les rencontres avec la population locale : « Dès que j'ai été au PMU, je leur ai dit qu'on allait revenir les embêter pour dire des textes » !Jean-Louis Hourdin ne parle pas, il déclame son credo : « L'art mineur pour tout le monde est majeur », « Il n'y a pas de hiérarchie dans l'émotion », « On essaie de faire en dignité son métier », « Il n'y a pas de poète collabo, il n'y a que des poètes révoltés ».
Il a tout de même le moral un peu déglingué, l'artiste, comme la galerie des personnages de son auteur du moment, Eugène Durif. L'avenir culturel subventionné qui se profile le fait frémir : « On l'affirme avec cynisme, il y a trop d'intermittents. La beauté de la République, au lendemain de la Libération, était d'affirmer que chaque Français a droit au poète ». Brioux est donc une terre de résistants. Pour combien de temps encore ? « Il faudrait créer d'autres îlots de fraternité identiques. »

Jean Rouziès
nr.niort@nrco.fr

Posté par Lys79 à 11:34 - Détente - Commentaires [0] - Permalien [#]
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29 juin 2008