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Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan


La Lune

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La semaine niortaise ne survivra qu'à Brioux-sur-Boutonne

   
Deux-Sèvres / Actualité Départementale / Éducation
Annaïck Loisel, l’inspectrice d’académie, et Olivier Cottet, son adjoint : « La réforme Darcos va au-delà du rythme scolaire. »

Au nom de la cohérence territoriale, l'inspection d'académie n'accordera qu'une seule dérogation dans les Deux-Sèvres. Seules les écoles du secteur de Brioux ont toutes demandé à travailler quatre jours et demi.

Pour garder toute « sa neutralité », Annaïck Loisel, l'inspectrice d'académie n'avait pas souhaité s'exprimer jusqu'à maintenant sur le passage à la semaine de quatre jours qui sera la règle à la rentrée prochaine dans toutes les écoles en France. Elle attendait de connaître la position de l'ensemble des conseils d'école qui pouvaient faire des demandes de dérogations. La fameuse semaine niortaise (répartie sur quatre jours et demi) allait-elle faire de la résistance dans son berceau, alors que deux tiers des écoles avaient opté pour ce rythme scolaire ?

Hier, Annaïck Loisel a rendu ses conclusions : « A peine 20 % des écoles, soit 63 sur 319, ont demandé à passer à un rythme dérogatoire. Elles sont relativement disséminées, sauf dans le secteur collège de Brioux, où tous les établissements ont demandé à travailler sur quatre jours et demi. »

Pour accorder les dérogations, l'inspectrice d'académie devait respecter trois critères : « L'harmonisation des demandes sur un même secteur de collège, l'harmonisation sur une même commune et une continuité entre l'école maternelle et l'école primaire. »
Au regard des textes, seul le secteur de Brioux est éligible, à la condition que 24 heures d'enseignement soient assurées chaque semaine et non en moyenne sur l'année.

Ni à Niort ni dans la CAN
 
« A Niort, poursuit Annaïck Loisel, onze écoles sur 37 ont sollicité une dérogation. Il y a donc une majorité d'écoles à quatre jours. C'est également vrai sur la communauté d'agglomération, où 70 % des écoles n'ont pas demandé à passer à quatre jours et demi. » Exit donc la « semaine niortaise ». L'inspectrice d'académieprécise : « Quatre jours à la rentrée prochaine, c'est le droit commun. Je n'ai pas la compétence de demander aux écoles qui ne le souhaitent pas de passer à quatre jours et demi. »

L'inspectrice d'académie tient cependant à ne pas résumer la réforme Darcos à l'unique question du rythme scolaire : « Elle va au-delà, insiste-t-elle. Elle confère une nouvelle mission à l'école primaire qui est de donner à tous les élèves, y compris les 15 % qui sont en grande difficulté, les clés pour aller le plus loin possible dans leur parcours de formation. »

« Programmes plus courts et plus précis centrés sur l'essentiel » mais « liberté pédagogique », « prise en charge des élèves les plus en difficulté » grâce aux deux heures libérées dans le nouveau rythme scolaire (qui passe de 26 heures en moyenne à 24 heures chaque semaine) et relations accrues avec les familles, figurent parmi les bons points qu'Annaïck Loisel décerne à cette réforme qui s'appliquera à la rentrée prochaine.

I.P. La Nouvelle République

Posté par Lys79 à 09:47 - Société - Commentaires [0] - Permalien [#]
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28 juin 2008