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Tout à Fait Subjectif*

Je veux des barricades qui servent à quelque chose. Que près des immortelles, elles vivent, les roses...-Henri Tachan


La Lune

LUNE


SELIGNE AUTREFOIS

Document fourni par LYS79

SELIGNE AUTREFOIS – UN PEU D’HISTOIRE

Note : La majorité des informations que vous trouverez par la suite proviennent des documents suivants : Etude Historique de Séligné écrite par François-Adolphe ARCHAIN entre 1905 et 1913 et publiée en 1916 par la Société Historique et Scientifique des Deux Sèvres, Registre du Conseil de Fabrique tenu par M. le Curé GUILLON de 1854 à 1879, Documents d’archives privées de la famille de TOUZALIN. Précisions Historiques : François-Adolphe ARCHAIN est né à Chaussé le 10 Août 1865 d’une vieille famille de cultivateurs fixés certainement de temps immémorial à Séligné. Il sortit instituteur en 1884 et après quelques postes, fut nommé en Avril 1905 à Séligné. Il décéda brutalement dans la matinée du 5 mai 1913 en mettant un point final à son étude.

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SELIGNE : SES ORIGINES ET LE MOYEN–AGE

Le plus ancien nom connu est «Séliniacum» provenant à l’époque Gallo-Romaine d’un nommé Selenus propriétaire d’une villa. La dénomination la plus ancienne est « Siliniacum ».
Elle apparaît dans le cartulaire de l’abbaye de Saint Jean d’Angély qui a reçu en donation les terres de Séligné, des pêcheries, des prés, maisons et coutumes. Cette charte remonte à 1093. En 1115, le nom de Seliniacum apparaît également dans une charte de l’abbaye de Saint-Séverin qui mentionne un accord entre les moines de Séligné et ceux d’Alleville.

Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’apparaît la féodalité du Fief de Séligné qui rendait directement hommage au Comte du POITOU. Il était une dépendance du château de Chizé. Les dépendances de ce château formaient une Châtellenie.
Chizé passa avec le Poitou sous la domination anglaise en 1153 par le mariage d’Eléonore d’Aquitaine avec Henri Plantagenet. Ce fut  Alphonse, un frère de St LOUIS, Roi de France, qui posséda Chizé au XIIIème siècle.
La paroisse de Séligné figure la première sur un censif de Chizé. On y mentionne en particulier Philippe de Beau-Champ comme Seigneur de Séligné. Ses successeurs ne sont plus connus jusqu’au XV ème siècle.
Après la bataille de Poitiers en 1356, le traité de Brétigny signé en 1360, redonne la région aux Anglais.
Mais en 1372, DUGUESCLIN les chasse lorsqu’il s’empare de Chizé en 1372. Chizé passe alors du Duc de Berry au Roi de France Charles VII puis au Comte du Maine en 1443.
Le 29 Novembre 1482, Chizé est attribué à Jacques de Beaumont, Seigneur de Bressuire. En dehors du Fief de Séligné, existait aussi celui de la Jonchère qui dépendait également du château de Chizé. Le Seigneur en était Pierre Ochier. Au début du XV ème siècle, le fief de Séligné appartenait à la famille de Viron (il existe aujourd’hui une impasse « de Viron » à Chizé).

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Jeanne de Viron par son mariage avec Charles III de Saint-Gelais  apporta en dote le fief de Séligné. Cette famille était issue de la famille des Lusignan dont les armes comportaient la croix de Jérusalem et la fée Mélusine. Les armoiries des Saint Gelais de Séligny ainsi que les armes des de Viron figurent sur certaines cheminées du Logis de Séligné. Elles sont encore visibles aujourd’hui.

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Blason sur la cheminée au 1er étage du Logis ( armes des Saint Gelais avec les 2 Mélusines)
Mérigot de Saint Gelais, petit fils de Charles III de Saint Gelais et de Jeanne de Viron aurait fait construire une demeure seigneurale probablement vers 1450.
En 1486 Léon de Saint Gelais, un descendant de cette branche, obtenait par lettres patentes du Roi de France, l’établissement des foires de Séligné. Le 19 Avril 1490, il cédait aux manants du fief de Séligné, le communal des Bouasses en échange de paturages vers Séligné et Champ Guillemain.

SELIGNE SOUS L’ANCIEN REGIME

La Sénéchalité de POITIERS comprenait 23 Subdélégations en 1789 dont celle de CHEF-BOUTONNE dont dépendait Séligné.
Les paroisses rurales avaient un syndic qui représentait l’autorité de l’intendant. Les chefs de familles se réunissaient en assemblée générale devant la porte de l’église sur convocation du syndic appelé par une sonnerie de cloche. Ils délibéraient sur les affaires du lieu.
Les Impôts étaient nombreux.
L’impôt foncier (la taille), les impôts sur le revenu, la taille personnelle, la capitation, le vingtième etc., et les impôts indirects tel que la gabelle.
La paroisse de Séligné faisait partie de l’élection de NIORT.
Elle était constituée en 1716 de 56 feux avec 16 domaines et 2 moulins.
Sa part d’imposition était de 1245 livres réparties entre la taille, le fourrage, la capitation et le dixième. En 1744 l’imposition était de 2177 livres avec un impôt supplémentaire sur les ustensiles. Les paysans devaient aussi un impôt en nature appelé la corvée, consistant en journées de travail et en charrois pour l’entretien des routes royales.
La vie du paysan à Séligné était semblable à celle de tout paysan.
En 1746, un inventaire nous permet d’avoir la connaissance de ce que pouvait posséder un paysan.
L’ameublement était constitué de chalits en chêne avec leurs lits et leurs traversiers remplis de plumes, de coffres en chêne ou en noyer, de plusieurs marchepieds (sorte de petit coffre bas servant à monter dans le lit), d’une arche à pétrir, d’une mauvaise table, d’un miroir etc… Il n’y avait pas de siège.
Les ustensiles comprenaient la vaisselle en étain (chopines, plats assiettes, écuelles, cuillères, gobelets). Parmi les instruments et outils, une mauvaise charrette avec sa fousure et son charruage, des bêches, des pelles-bêches, des faucilles, un pic, un dail avec son faux manche, 2 marteaux, un couteau à 2 manches, une varlope, une serpe tailleresse, etc…

SELIGNE ET LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE

La réunion pour la rédaction des actes de doléances eut lieu le 4 MARS 1789.

Le syndic était constitué de René ROMANTEAU et René DUMAY, députés.
Il était demandé : - la destruction des titres féodaux et la destruction des attributs de la noblesse (Loi du 17 juillet 1793)
Les titres furent réunis à la mairie de Séligné le 22 BRUMAIRE AN II, la désignation d’un comité de surveillance.
Il fut constitué le 15 mars 1793, l’enlèvement des cloches et des vases sacrés par délibération du 29 FRIMAIRE 1793. Les vases ont été déposés au district de MELLE, rien n’indique le dépôt des cloches. Elle aurait été cachée par des habitants, la seconde cloche aurait été emportée dans une paroisse voisine, les réquisitions de bêtes, de foin, de paille et de charrettes, - les taux sur les salaires pour les domestiques, les servantes et les journaliers.
Jean ROTURIER fut nommé garde champêtre le 20 MESSIDOR AN II.

LA POPULATION DE SELIGNE

Il n’y avait pas sous l’ancien régime de dénombrements réguliers de la population.
En 1716 et 1744 on comptait 56 feux, 49 en 1750.
De 1673 à 1793, la moyenne annuelle des naissances était de 95 et celle des décès était de 75.
De 1793 à 1903, la moyenne annuelle des naissances était de 65 et celle des décès de 60.
En 1801, on comptait à Séligné 292 habitants. 100 ans après, en 1901, elle n’était plus que de 257 habitants
En 1911, elle était de 237 habitants.
La diminution est progressive dans les dernières années du XIX ème siècle.
Au XX ème siècle, la population a encore fortement chuté puisqu’elle n’est plus aujourd’hui que d’environ 150 habitants.

L’INSTRUCTION PRIMAIRE A SELIGNE

Il n’y avait pas d’école à Séligné sous l’ancien régime.
Les enfants allaient à l’école à CHIZE, à SECONDIGNE ou à PERIGNE.
Le 5 avril 1817, François SARRAZIN fut autorisé à exécuter la fonction d’instituteur primaire à Séligné
Il n’enseignait qu’aux garçons ; l’école était à Chaussé.
Louis PROVOST fut instituteur du 2 mai 1839 jusqu’en 1877.
Son fils Lucien prit sa suite jusqu’en 1884.
M. RICHEZ lui succéda et sa femme assura les fonctions de maîtresse de couture.

Au début, c’était une pièce du logement de l’instituteur qui servait de salle de classe.
En 1846, un propriétaire fit construire une maison à Chaussé pour servir d’école avec une classe pour les filles.
En 1861, l’Administration propose à la commune de construire une nouvelle école.
Mais ce n’est qu’en 1876 que la commune décide de construire une mairie école entre Le Bourg et Chaussé, au milieu de la plaine.
Elle fut terminée en 1880.
Une bibliothèque scolaire fut créée en 1867 et complétée en 1880.

LES FOIRES DE SELIGNE

Dans la région, il y avait à peu près une foire chaque jour.
A Séligné, il y en avait 2 par an.
Elles avaient été établies sous Léon de Saint Gelais par lettre patente de CHARLES VIII en 1486.
Le marché avait lieu tous les vendredis, les foires le vendredi avant les Rameaux et  le jour des octaves de l’Assomption.
En 1487, la foire était fixée au 20 Janvier et la seconde au mardi de Pentecôte. Ces dates ont encore été modifiées.
Elles se tenaient dans le bourg de Séligné, à la Halle, sur le champ de foire situé en face, l’ensemble étant la propriété du Seigneur de Saint Gelais et de ses descendants.
Ces foires avaient lieu encore à la fin du XVIIème siècle.
Elles ne sont plus mentionnées en 1783.

LE LOGIS DE SELIGNE

Un peu d’histoire

Le fief de SELIGNE existait déjà au XIIème siècle.
Il rendait hommage directement au Comte du POITOU et était une dépendance du château de CHIZE.
L’un de ces comtes, Guillaume VI, appelé aussi Gui-Geoffroy mourut au château de CHIZE le 25 septembre 1086 et fut enterré dans l’église de Montier neuf à POITIERS.
Par la suite CHIZE passa sous la domination Anglaise par le mariage de Henri PLANTAGENET en 1153 avec Eléonor d’Aquitaine.
Ce fut ensuite Alphonse, frère de Saint LOUIS, qui avec le Poitou posséda CHIZE au XIIIème siècle.
A la mort du Comte Alphonse sans postérité, le Roi de France recueille la succession.
Sous le règne de Philippe III le Hardi, la terre de CHIZE passe à Raoul II de LUSIGNAN.
Accusé de haute trahison avec les Anglais, il est décapité et ses biens retournent à la couronne de France.
Pendant la guerre de Cent ans, après la bataille de POITIERS en 1356, le traité de BRETIGNY de 1360 fait passer la région sous domination Anglaise.
DUGUESCLIN les en chasse par surprise en 1372.
Le Duc de BERRY, fils de Jean LE BON, possède ensuite CHIZE, son neveu le Roi de France, CHARLES VI lui ayant abandonné cette province pour se dispenser de payer une rente de 6 000 livres qu’il lui devait.
Il meurt sans enfant et le comté revient à nouveau au Roi de France, CHARLES VII, qui le donne en février 1443 à Charles d’ANJOU, Comte du MAINE.
La Capitainerie et Gouvernement des Châteaux, Châtellenies et Baronnies furent attribués le 29 novembre 1482 à Jacques de BEAUMONT, Seigneur de BRESSUIRE.
Le Seigneur de BEAUCHAMP, homme lige du fief de SELIGNE rendait hommage à CHIZE (Censif de CHIZE du XIIIème siècle). C’est le plus ancien Seigneur de SELIGNE.
Les Saint GELAIS, Seigneurs de SELIGNE Au début du XVème siècle, le fief de SELIGNE qui appartenait à la famille de VIRON, fut donné en dote lors du mariage de Jeanne de VIRON avec CHARLES III Mérigot de Saint GELAIS.
Les Saint GELAIS se disaient issus d’une illustre famille féodale du Moyen-Age, vassale du Comte du POITOU : Les LUSIGNAN.
Louis de Saint GELAIS, Seigneur de LANSAC, Chevalier du Saint Esprit obtint confirmation de cette descendance par lettre patente de HENRI III en 1580.
Les armoiries étaient : écartelé au 1 et au 4, d’Azur à la croix alézée d’argent et d’azur de dix pièces qui est de LUSIGNAN ; au 2 et au 3 burelé de même, au lion de gueules couronné et lampassé d’or (cheminée de la grande salle du Logis).
Sept branches sont issues de cette famille de Saint GELAIS, la seconde concerne SELIGNE par le mariage de Jeanne de VIRON avec CHARLES III Mérigot de Saint GELAIS.
Ils eurent 4 enfants, l’aîné Jean succéda à son père le 23 mars 1450.
Il se marie avec Jeanne CHABOT et se font une donation mutuelle le 30 septembre 1473.
Ils eurent 2 enfants, Léon et Marie. Léon épouse le 14 février 1479 Marie de DERCE qui décède.
Il se remarie ave Jeanne de LUNAIN qui décède également.
Enfin, il se remarie avec Anne LEBRETON.
Du premier mariage, il eut 4 enfants.
Du second mariage, il eut 3 enfants.
Du troisième mariage, il y a une fille.
Charles de Saint GELAIS, né du 1er mariage, se marie avec Jeanne de RETZ.
Ils ont 2 enfants, René et Antoine.
René reçu SELIGNE à la mort de son aïeul, Léon de Saint GELAIS.
En secondes noces, Charles de Saint GELAIS épouse Fleurance de VILLENON.
Ils eurent 3 enfants.
Le second, Jean, hérite de SELIGNE et se marie en 1576 avec Jacquette BOUCHARD d’AUBETERRE.
Ils ont 6 enfants.
L’aîné, Jacques, hérite de SELIGNE. Il se marie en 1600 avec Dame Esther REGNIER.
Ils ont 2 enfants, Jeanne et Jacques qui se marie en 1637 avec Léa DESVIEUX.
Ils ont 2 enfants, Léon et Bénigne.
Léon, Marquis de Saint GELAIS de LUSIGNAN et Seigneur de SELIGNE se marie en 1ère noce en 1660 avec Suzanne de la DUGUE.
Il décède le 28 juillet 1700.
Ils ont 3 enfants. Jacques, tué à NAMUR en 1692, Suzanne et Marie Léa mariée en 1702 avec Jean de CONDE (Branche de VILLEFOLLET).
Suzanne hérite de SELIGNE et se marie en 1698 avec Claude Harpedanne de BELLEVILLE.
Ils eurent une fille, Charlotte qui épouse Joseph BERTHELIN de MONTBRUN (vieille famille d’Aiffres).
Ils ont 4 enfants.
Le second, Jean Gabriel Simon, hérite de SELIGNE et se marie en 1176 avec Marie-Thérèse BROCHARD de La ROCHEBROCHARD d’Auzay.
Ils eurent 5 enfants.
La 4ème, Cécile épouse son cousin, Philippe Xavier BROCHARD de la ROCHEBROCHARD d’Auzay.
Ils eurent 4 enfants dont Cécile Françoise Amélie née à Aiffres en 1805, se marie avec le Baron Pierre André Léopold du PATURAL.
Ils eurent 2 enfants Amédée et Béatrix Cécile Amélie qui est mon arrière grand-mère.
Elle hérite de SELIGNE et se marie en 1863 avec Charles Ernest de TOUZALIN.
Ils ont 2 garçons, Charles et Henri mon grand-père.
Mon père, Jean de TOUZALIN en hérite en 1940.
A la suite du décès de mon père en 1977, j’hérite du Logis de SELIGNE.
Notre fils Benoît en est propriétaire depuis 2004.
Le Logis de SELIGNE est donc une demeure familiale depuis près de 600 ans.

Le fief de SELIGNE

Le fief de SELIGNE correspondait à peu de chose près à la surface de la commune, soit environ 1 000 hectares.
Le Seigneur exerçait le droit de haute, moyenne et basse justice.
A ce titre, il avait la charge de disposer d’un juge sénéchal, d’un procureur fiscal, d’un greffier et de sergents.
Il y avait donc une prison située derrière la chapelle du Logis encore visible sur une photo du début du siècle dernier.
Il y avait aussi un gibet ou une potence. On voit encore la croix du bourreau située au carrefour de la route de BRIOUX et de celle allant vers la mairie actuelle.
Le Seigneur de SELIGNE avait devoir d’Ost et de chevauchée, c'est-à-dire le service militaire.
Lorsque le Roi venait à CHIZE, il devait fournir 2 sergents pendant 40 jours et 40 nuits.

Le Logis de SELIGNE

La construction daterait du XVème siècle et aurait été réalisée par Mérigot de Saint GELAIS.
Toutefois, son architecture de style Renaissance, fait penser que l’édifice serait du milieu du XVIème siècle.
Des anciennes douves visibles dans une prairie proche de l’habitation actuelle, permettent de penser qu’il existait un ancien château féodal probablement en bois.

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L’entrée dans la cour se fait par un pont sur la Boutonne et un porche en pierre avec une porte principale qui devait autrefois être en arc à plein cintre et une porte de service qui a encore son arcature.
Les 2 hangars visibles de chaque côté de ce porche n’existaient pas autrefois, il n’y avait que des murs destinés à fermer la cour.
Les 2 hangars ont dû être construits vers 1920, les murs étant surélevés à cette occasion. Sur la gauche, avant de rentrer dans la cour, on remarque, à l’angle Sud Est des bâtiments les assises d’une ancienne tour qui a dû être démolie.On voit encore la trace de cette tour dans les murs.
Il devait exister la même tour à l’autre angle du bâtiment enbordure de rivière, mais il n’y a plus de trace visible.

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Les prairies autour du Logis vont jusqu’au bief du Moulin. Ainsi, l’ensemble de la propriété est bordé d’eau. Si au printemps, en été et à l’automne ce lieu de résidence est très agréable ; par contre en hiver, le voisinage de la Boutonne rend ce lieu moins accueillant en raison des inondations fréquentes des prairies.
La cour rectangulaire est relativement importante, elle permet d’accéder au bâtiment d’habitation et aux servitudes (Etables, Ecurie, Porcherie, Grange à foin et divers toits pour les petits animaux).
Un ancien four à pain était situé à l’extérieur de la cour, près d’un ancien verger. Il a été démoli il y a une vingtaine d’années pour construire une chèvrerie, aujourd’hui disparue.
On accédait aux prairies par une petite porte en plein cintre à l’ouest, et par un portail jumelé à une petite porte à plein cintre à l’est, celle-ci n’existe plus.
Il faut préciser que ce Logis a été utilisé en ferme pendant près de 300 ans, les propriétaires successifs préférant vivre dans des lieux plus confortables soit à AIFFRES près de NIORT ou plus tard à POITIERS.
Ce n’est que depuis Octobre 1994, soit près de 14 ans, que le Logis retrouve peu à peu sa destination initiale.
Le Logis que l’on observe aujourd’hui a certainement fait l’objet de nombreux remaniements.
Il suffit pour cela de regarder la façade principale. Il semble que celle-ci s’incurve légèrement après la meurtrière, faisant penser que la construction s’arrêtait à ce niveau, d’ailleurs le mur de séparation à l’intérieur a une grande épaisseur.
A gauche de la façade, existait en retour au début du XXème siècle, visible sur une photo de l’époque, une petite aile qui abritait au rez-de-chaussée une chapelle avec l’arrière une petite prison et aux étages en prolongement des petites pièces dont nous n’avons pas la description.
Cette aile a dû être démolie vers les années 1920-1930.
On voit encore les anciennes portes qui permettaient d’accéder directement dans cette aile depuis le grand logis.

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La porte d’entrée a été déplacée afin de l’agrandir.

Le Linteau et l’encadrement sont plus récents, les pierres ayant dû être récupérées dans d’autres constructions.
L’ancien linteau subsiste à droite de cette porte avec un écusson mutilé sur lequel est visible la Croix alaizée des Saint GELAIS.
Si ce linteau est à sa place, l’entrée était relativement basse.

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Il subsiste encore 2 petites fenêtres doubles à jambages en pierre, l’une près de la porte est comblée, l’autre à l’angle du petit logis est encore visible.

A l’étage, on observe un ensemble de fenêtres aux encadrements moulurés. Seule la fenêtre de gauche est différente et provient probablement d’un réemploi.

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Sous le toit et au dessus de chacune des fenêtres du 1er étage, il y a des petites fenêtres à l’architecture simple. Il se dit qu’autrefois la construction était plus haute.
Un cadran solaire est disposé au centre de cette façade, juste en dessous des petites fenêtres.

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A droite subsiste, le petit logis dont la construction est plus récente.
De style Louis XV, elle daterait des années 1750.
Malgré certains écrits, sa construction a bien été achevée car sa description figure dans les états des lieux réalisés en 1856, 1886 et 1913.
La porte d’entrée est visible sur le côté gauche de la façade et un escalier en pierre permettait de desservir l’étage auquel on pouvait accéder aussi directement par une porte donnant au 1er étage du grand logis.
Les dimensions de ce petit logis étaient beaucoup plus modestes, mais l’habitation en était plus facile que dans le grand logis.
Il y avait des cheminées dans chaque pièce principale, l’une est encore visible à l’étage.

                                                                                                             Michel de TOUZALIN

Posté par bartok79 à 10:16 - Canton - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tout à fait subjectif
L' IXODE

Commentaires sur SELIGNE AUTREFOIS

  • J'ai récupéré à Chaussé tout un lot de plaques photographiques en verre prise par M.ARCHAIN vers 1900. J'ai aussi toute une correspondance de lui.
    JP

    Posté par JP, 22 novembre 2020 à 11:07 | | Répondre
  • Intéressant ça, que comptez vous en faire ?

    Posté par Bartok79, 22 novembre 2020 à 11:12 | | Répondre
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06 juin 2008