forget-me-not

Tout à Fait Subjectif*

Ne dis jamais, jamais, ne dis jamais toujours
Laisse à la mort le soin de prononcer ces mots...-F.Béranger




Éphéméride Le 13 décembre

Il pleut, doucement, il fait pas chaud quand même +6° à 7h30. Une journée tranquille s'annonce, mais sait-on jamais ?

Entendu ce matin vers 6h00 sur France-culture : Sofia Djama, réalisatrice, pour le film Les bienheureux.
Très intéressante interview de la jeune cinéaste, ça m'a donné envie de le voir.
J'espère qu'il passera dans mon quartier étendu, élargi, Melle au Méliès.

Ma petite histoire :

«Je m'appelle sampa,-Et mon histoire est belle-Je mouille des divans,-Je souille des parquets..» Sampa - Georges Chelon.

STYX-8mois

Je la connais par cœur l'histoire de Sampa, c'est mon idole, si vous voulez je peux vous la hurler..  
Mon maitre à moi il m'a appelé Styx, quel drôle de nom, même lui il n'arrive plus à le dire..
Depuis qu'il lui manque des dents devant, il dit à qui veut l'entendre, "Je suis un sans dent", je ne comprends pas la vanne, c'est vrai que nous les chiens, les histoires d'humains ça nous laisse froid, mais froid..
Où j'en étais, comme maintenant il lui manque des dents devant, quand il m'appelle ça fait "Schtyx, Schtyx, viens ichi..". Ouah! Ouah!  Je rigole, je m'esclaffe, je m'esbaudis, je me tords, alors il préfère dire "viens là" plutôt "que viens ichi", ça fait plus sérieux..
Je me moque, je me moque, mais gentiment, on ne peut se moquer sans être méchant qu'avec des gens qu'on aime bien.
Mais je me pose la question, pourquoi m'a-t-il appelé Styx ?  
- Le Maître-moi : "Je peux pas te dire, peut être plus tard, mais j'avais une raison, une raison profonde, idiote mais profonde."
 C'est que moi, je l'aime bien mon maître, j'essaye d'être gentil, même si j'ai mon caractère, c'est normal, je suis un garçon quand même.
Où je serais à l'heure actuelle, "au jour d'aujourd'hui*" sans lui ? comme disent certains (*même que lui il dit qu'il faut pas le dire) Moi je peux, je ne suis qu'un chien.
La première fois que je l'ai vu, j'étais derrière les barreaux, j'avais rien fait de mal, j'étais perdu, vagabondage qu'ils ont dit quand ils m'ont attrapé, allez hop, à la fourrière (la fourrière c'est la prison pour chiens). j'étais donc dans ma cellule, je puais, j'avais les poils tous collés, on lavait le sol au jet avec un produit qui sentait pas bon, du grésyl ils appelaient ça.
Ce jour, j'ai vu un homme et le gardien qui s'approchaient,  c'était un petit gros plutôt trapu, barbu, avec plein de cheveux sur les bords.
Il m'a parlé gentiment, s'est retourné vers le gardien et j'ai compris qu'il disait,"je suis parti pour un chien à poils courts", j'avais la queue basse, c'était pas encore mon tour. Et il a rajouté "mais je voudrais rentrer le voir ce petit là" - Le gardien : "Pas les poils courts !" - lui "ça fait rien on peut s'approcher".
Ouaouh! Il rentre il s'accroupit, je m'approche en frétillant, il me touche le menton et je lui donne un gros coup de langue sur la main. -lui au gardien "il a quel âge ? Qu'est-ce qu'il pue!" - Le gardien : "à peu près huit mois" -  Lui- "bon pour les poils courts on repassera mais je le trouve craquant" .Il me caresse et re-langue.. -Lui- "Bon je le prends, il m'a conquis".  - Le gardien-"Vous êtes sûr, vous ne voulez pas en voir d'autres".
On fait les papiers d'adoption, il avait amené une laisse, je suis, il m'ouvre la porte de sa voiture et me fait monter devant le siège du passager, sur la moquette. il monte à son tour, démarre et on roule, on roule, il me parle, doucement , il me dit "je t'ai appelé Styx, j'espère qu'on va être copains tous les deux" . Il fouille dans sa poche et me donne dans le creux de sa main, quelques croquettes.
Ces trois ou quatre croquettes, je ne les oublierais jamais, qu'est-ce qu'elles étaient bonnes, elles avaient un goût; mais un goût,le goût de la vie,le goût de la liberté...
Nous sommes arrivés en pleine campagne devant une petite maison, avec des prés partout, moi j'étais un chien des villes, un chien de l'asphalte, j'en revenais pas.
Nous somme entrés par devant, c'était mieux que ma cage, sympa, rustique, il m'a donné à boire, il a mis une grosse poignée de croquettes dans un bol et m'a dit "vas-y manges, bois" .
 j'ai un peu chipoté, grignoté, j'étais ému. Il m'a montré un canapé et il m'a dit, "voilà c'est ta place de ce côté et moi de l'autre", il m'a pris dans ses bras et m'a posé sur un vieux drap épais, "là c'est chez toi".
"Maintenant viens" on s'est dirigé vers une porte sur l'arrière, il l'a ouverte, j'y croyais pas, un grand espace vert planté de grands arbres, on a fait le tour, il me parlait sans arrêt, j'ai fait pipi sur chaque arbre, sur chaque buisson, puis on est rentré.
 Il a fait nuit on a regardé la "télé" et il est parti se coucher à l'étage.
Le lendemain... J'avais vomi et chié partout !
L'émotion, il a juré, M...Alors ! Bien oui c'en est.. La surprise, mais il a nettoyé partout, il m'a parlé à voix douce, J'avais honte,  je ne savais plus où me mettre.
Puis il est allé dans une petite pièce au fond d'un couloir, j'entendais de l'eau couler, il est revenu, m'a pris dans ses bras et m'a plongé dans ce qu'il appelait "une baignoire" et il m'a frotté avec un truc qui moussait, j'en avais partout, dans les yeux, dans les trous du museau, dans les oreilles et il m'a rincé avec un objet qui faisait comme quand il pleut  très fort, une douche ça s'appelle, il m'a séché avec un engin qui faisait un de ces vacarmes et soufflait de l'air chaud, je peux vous dire,  j'ai vraiment pas aimé tout ça.
Mais je reconnais que je sentais meilleur et que mes poils étaient bouffants et doux. Je commençais à apprécier la vie avec mon maître.
Pourvu que ça dure longtemps ! - Lui - "Pourvu que cha dure tu l'as dit poilu."

 


«Ben oui, que veux-tu, le militantisme incite tôt ou tard à marcher au pas. A penser au pas. A chanter au pas..... » P.F.



« Je veux bien souffrir, mais je ne veux pas désespérer. je ne laisserai personne éteindre en moi la petite lampe rouge de la confiance ».  Christian Bobin, Le Christ aux coquelicots, Lettres vives, 2002.


Niort : météo à 7 jours



Ferre

C’est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu’un jour ou l’autre nous prend l’envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l’intelligence. C’en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude."   Léo Ferré

Dans la même veine Rousseau dans ses lettres à monsieur de Malherbes :

[…]

Rousseau

J'aime trop les hommes pour avoir besoin de choix parmi eux; je les aime tous, et c'est parce que je les aime que je hais l'injustice; c'est parce que je les aime que je les fuis, je souffre moins de leurs maux quand je ne les vois pas. Cet intérêt pour l'espèce suffit pour nourrir mon cœur; je n'ai pas besoin d'amis particuliers, mais, quand j'en ai, j'ai grand besoin de ne les pas perdre, car, quand ils se détachent, ils me déchirent.



12 décembre 2017

Le 13 décembre

Éphéméride Le 13 décembre Il pleut, doucement, il fait pas chaud quand même +6° à 7h30. Une journée tranquille s'annonce, mais sait-on jamais !Entendu ce matin vers 6h00 sur France-culture : Sofia Djama, réalisatrice, pour le film Les bienheureux. Très intéressante interview de la jeune cinéaste, ça m'a donné envie de le voir. J'espère qu'il passera dans mon quartier étendu, élargi, Melle au Méliès. Ma petite histoire : «Je m'appelle sampa,-Et mon histoire est belle-Je mouille des divans,-Je souille des parquets..» Sampa - Georges... [Lire la suite]
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12 décembre 2017

Le 12 décembre

Éphéméride Le 12 décembreLe froid est revenu, malheureusement avec un peu de l'humidité des jours de pluie précédents, mais dehors un beau soleil brille, il fait 0°.. Hier soir, je suis allé au cinéma à Melle (cinéma associatif), il se nomme "Le Méliés". Original, non, pour un cinéma ? Deux salles dont une très récente et l'autre qui date d'une petite trentaine d'années. J' y ai une place, les sièges y sont un peu avachis, mais je m'y sens bien. On y passe beaucoup de bons films, la salle est reconnue "Salle d'art et d'essai" et... [Lire la suite]
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11 décembre 2017

Le 11 décembre

Éphéméride  Le 11 décembre"On voyait les chevaux d'la mer-Qui fonçaient, la tête la première-Et qui fracassaient leur crinière." Ostende Ferré-Caussimon.Léo les voyait, je les ai entendu toute la nuit. Et ça réveille en moi de vieilles craintes et un souvenir traumatisant. C'était en 1999, je venais d'être opéré de la hanche. Ça ne s'était pas très bien passé et bien qu'étant rentré à la maison, j'étais toujours dans un état un peu comateux, on dit dans le coaltar c'est ça ?Des amis proches avait placé un lit dans ma pièce à... [Lire la suite]
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10 décembre 2017

Le 10 décembre

Éphéméride le 10 décembre Vous comprendrez que je ne peux pas faire une chronique sympa rien qu'en vous racontant, mon lever, mon humeur, la température, les petits oiseaux de mon frêne,  la gentillesse et l'amour de mon chien.Je n'ai pas le talent de certains écrivains qui font 150 pages sur rien, sur des petits riens et qui trouvent leur public. Des qui vous font allégrement trois pages sur le fait  que le père ne lave la salade qu'une fois alors qu'il est nécessaire pour une bonne hygiène de la laver au moins deux fois,... [Lire la suite]
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09 décembre 2017

Le 9 décembre

Ephéméride Le 9 décembre Hier soir, assemblée générale de l'Amicale Culture et Loisirs, 19h00 à Brioux, nombreuse participation et réunion animée. Mise en avant, la difficulté d'une  association culturelle ambitieuse à exister dans le cadre d'un village d'un peu plus d'un millier d'habitants. Ont été débattus,  la célébration de la fête de la musique, dans un lieu public et conjointement avec la municipalité. - La difficulté de renouer avec ce qu'était cette fête à ses origines,c'est à dire, l'appropriation des lieux par... [Lire la suite]
Posté par bartok79 à 07:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]